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"Les Pâtes à l'ail": l'amitié à la vie à la mort, selon Bruno Gaccio

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Paris (AFP)

Membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Bruno Gaccio fait son retour au théâtre avec "Les Pâtes à l'ail", pièce inédite qui aborde ce sujet grave par le prisme de l'amitié indéfectible.

A l'affiche du Théâtre de la Scène parisienne jusqu'au 31 décembre avant une tournée, l'acteur, scénariste et ex-auteur des Guignols de l'Info a enrôlé dans cette aventure Philippe Giangreco, un ami d'enfance, avec qui il a coécrit la pièce au côté du scénariste et dramaturge Jean-Carol Larrivé.

Tous deux campent des copains de longue date qui ont l'habitude de se retrouver en tête à tête une fois par mois autour d'un plat de pâtes pour échanger sur leurs vies et refaire le monde.

Un soir, l'un des deux confie qu'il est atteint d'une maladie mortelle et demande à l'autre de lui faire la promesse de lui éviter la déchéance le moment venu. Une supplique de nature à remettre en cause soixante ans d'amitié.

Malgré un sujet grave, ces "Pâtes à l'ail" n'ont rien d'indigestes avec des échanges ciselés passant du rire aux larmes, mettant en lumière la tendresse de protagonistes très attachants.

"Avec Philippe, on n'avait jamais joué ensemble. L'idée d'une pièce a fait son chemin. On s'est rendus compte que ce qui nous préoccupait, à 60 ans passés, était nos genoux douloureux avec parfois des réflexions sur la mort", confie à l'AFP Bruno Gaccio, de longues années aux commandes des "Guignols de l'Info" sur Canal Plus après avoir débuté au café-théâtre.

- Soutien aux "gilets jaunes" -

"Depuis des années, je milite pour le droit de mourir dans la dignité. Je fais partie de ceux qui pensent que la loi Leonetti limitée, à la sédation profonde, ne va pas assez loin. Le patient doit pouvoir choisir, plutôt qu'on le laisse mourir de faim et de soif après l'arrêt des traitements", juge Bruno Gaccio.

Lequel tient à présenter cette pièce, lors d'une tournée en 2021, "dans des petites villes qui n'ont pas l'occasion d'accueillir des pièces de théâtre".

N'hésitant pas à commenter l'actualité politique de façon très engagée sur les réseaux sociaux, Bruno Gaccio a tenté une aventure politique en 2013, en se lançant dans l'aventure Nouvelle Donne, présentée comme un nouveau mouvement de gauche.

"Cela n'a pas été une très bonne expérience pour moi... Je vais agir différemment, mais pas en me présentant aux municipales", assure-t-il, réaffirmant au passage son "soutien indéfectible" aux "gilets jaunes".

Le 5 décembre, journée de mobilisation nationale contre la réforme de retraites, "je serai dans la rue", ajoute-t-il. "Je trouve la réaction du gouvernement indigne face à des gens qui ne disent qu'une seule chose : +on va mal, occupe-toi de nous!+"

En janvier, Bruno Gaccio se lancera avec un livre dans une toute autre croisade: "les paternités imposées par des femmes qui ont calculé leur coup en bernant leur partenaires", lance-t-il, sans craindre la provocation.

"Ce qu'on appelle les enfants faits dans le dos des hommes qui n'ont alors aucun droit si ce n'est d'être contraint de payer des pensions alimentaires. #Meetoo prône l'égalité. Sur ce sujet des paternités imposées, ce n'est pas le cas", estime Bruno Gaccio, pour qui "il faut donc changer la loi".

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