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Radio France: 4e jour de grève contre les suppressions de postes

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Paris (AFP)

La grève contre un plan de suppression de 299 postes à Radio France se poursuivait jeudi à l'appel de plusieurs syndicats, avec encore des répercussions sur les programmes, mais sans faire plier jusqu'ici la direction.

Une réunion de trois heures avec la direction des ressources humaines mercredi soir n'a débouché sur rien, ont indiqué les représentants des salariés lors d'une conférence de presse intersyndicale à la Maison de la radio.

Plusieurs antennes dont celle de France Inter et Franceinfo étaient encore perturbées dans la matinée de jeudi, tout comme les antennes locales de France Bleu. Une grande partie des réalisateurs et des musiciens étaient également en grève, selon les syndicats.

Selon un décompte de la direction du groupe effectué à la mi-journée, 174 salariés étaient en grève jeudi, sur un effectif de 2.925 personnes prévues (CDD compris), soit un taux de participation de 5,95%. Lundi, sur l'ensemble de la journée, la participation avait atteint 25%, de même source, avant de tomber à 11% mardi, et 8% mercredi.

Les syndicats contestent un plan d'économies prévoyant 299 départs volontaires et, en parallèle, la création de 76 postes (sur un effectif total de près de 4.800 personnes), annoncé la semaine dernière par la présidente de Radio France, Sibyle Veil, alors que les antennes enregistrent d'excellents résultats d'audience.

"Il n'y a aucune ouverture", a souligné jeudi matin le délégué CGT Lionel Thompson. La direction est ouverte à "négocier le plan" de suppressions de postes, mais pas son retrait, que demandent les syndicats. "Nous n'en resterons pas là", ont souligné les représentants syndicaux.

Ils accusent notamment la direction du groupe d'avoir présenté des chiffres erronés sur les économies à réaliser, un projet de réorganisation qui va multiplier le recours aux contrats précaires.

Pour mieux expliquer la situation aux auditeurs, plusieurs dizaines de personnalités de Radio France ont signé une tribune sur la situation au sein du groupe, qui doit être publiée prochainement dans un quotidien national.

"Nos conditions de travail ne sont pas celles que le public imagine", a souligné un producteur de France Culture. "Si on continue à couper dans les budgets, on ne pourra pas maintenir notre niveau d'exigence".

Pour la direction, qui n'a pas souhaité s'exprimer jeudi, ce plan est nécessaire pour "construire l'avenir" du groupe public, notamment dans le numérique. Les syndicats, au contraire, le jugent dangereux pour les salariés, la pérennité du groupe et ses missions de service public.

Le plan d'économies de 60 millions d'euros, qui prévoyait initialement 390 départs, avant d'être revu à la baisse par la direction, avait déjà donné lieu à une grève très suivie en juin.

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