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Attentats du 13 Novembre : un procès aux assises requis pour 20 personnes, dont Salah Abdeslam

Panneau commémorant les attentats du 13 novembre 2015, boulevard Voltaire, à Paris.
Panneau commémorant les attentats du 13 novembre 2015, boulevard Voltaire, à Paris. Stephane de Sakutin, AFP

Le parquet national antiterroriste a annoncé, vendredi, avoir requis un procès aux assises contre 20 personnes dans l'enquête sur les sanglants attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, dont six suspects visés par un mandat d'arrêt.

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Épilogue d'une enquête tentaculaire avant un procès qui s'annonce hors norme. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé, vendredi 29 novembre, avoir requis un procès aux assises contre 20 personnes pour les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Parmi les personnes pour lesquelles le parquet demande un procès figure Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts.

Après quatre ans d'investigations internationales, ces réquisitions de 562 pages ont été signées le 21 novembre et envoyées jeudi à plus de 1 740 parties civiles, précise le PNAT dans un communiqué.

La décision finale sur les contours de ce procès, prévu en 2021 à Paris, revient désormais aux juges d'instruction antiterroristes chargés de l'enquête sur ces attaques, les plus meurtrières de la vague d'attentats jihadistes en France.

Le parquet national antiterroriste veut voir juger pour "direction d'une organisation terroriste" l'émir du groupe État islamique Oussama Atar, un Belge soupçonné d'avoir planifié les attentats depuis la Syrie. Ce vétéran du jihad, identifié sous le nom de guerre d'"Abou Ahmed", n'a jamais été interpellé. Il est considéré comme mort par des services de renseignements.

Le renvoi de Salah Abdeslam et de plusieurs membre de la cellule jihadiste franco-belge requis

Le parquet demande que Salah Abdeslam, détenu en France depuis plus de trois ans et demi, soit jugé notamment pour "meurtres, tentatives de meurtres et séquestration, en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste".

Le ministère public a également requis le renvoi, pour complicité de ces crimes, de plusieurs membres présumés de la cellule jihadiste franco-belge, également à l'origine des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles : Sofien Ayari, Osama Krayem, Mohamed Abrini, Mohamed Bakkali.

Dans ce dossier, quatorze suspects au total sont aux mains de la justice française ou de son homologue belge, dont onze sont placés en détention provisoire et trois sous contrôle judiciaire, a rappelé le PNAT. Six suspects sont aussi visés par un mandat d'arrêt.

Le 13 novembre 2015, trois commandos de neuf hommes avaient attaqué en plusieurs points la capitale, des terrasses de restaurants et la salle de concerts du Bataclan, ainsi que les abords du Stade de France à Saint-Denis. 

Les investigations ont mis au jour une cellule jihadiste bien plus importante derrière ces attentats, revendiqués par l'organisation État islamique, avec des ramifications à travers l'Europe, essentiellement en Belgique. Le 22 mars 2016, elle avait aussi frappé à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles, faisant 32 morts.

Avec AFP
 

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