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Dopage : un proche de Claude-Boxberger s'accuse de lui avoir administré l'EPO à son insu

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Paris (AFP)

Un proche d'Ophélie Claude-Boxberger s'est accusé en garde à vue d'avoir injecté de l'EPO à l'athlète contrôlée positive en septembre, un alibi qui, s'il était confirmé, pourrait éviter une sanction à l'athlète française, a-t-on appris vendredi d'une source proche du dossier.

Cette source a cependant appelé à "la prudence", en envisageant l'hypothèse que ce proche "se sacrifie", "seule manière pour elle de s'en sortir".

"C'est une machination. J'ai enfin compris des choses, compris comment on avait retrouvé de l'EPO dans mon corps", a déclaré de son côté la spécialiste du 3.000 m steeple, âgée de 31 ans, au quotidien régional L'Est Républicain, affirmant que "cette personne a profité d'un instant de faiblesse psychologique et physique".

Contrôlée positive le 18 septembre au centre d'entraînement de Font-Romeu, l'athlète a, comme son proche, été interrogée à Montbéliard, où elle réside, par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), dans le cadre de gardes à vue "levées vendredi matin", selon une source judiciaire.

Selon la source proche du dossier, l'homme qui s'accuse, Alain Flaccus, est le compagnon de la mère de l'athlète et il fait partie de son entourage sportif. Lors de sa garde à vue, il a avoué lui avoir injecté de l'EPO par piqûre, alors qu'Ophélie Claude-Boxberger se serait assoupie après un massage, a ajouté la source, confirmant des détails donnés par L'Equipe.

Le contrôle positif à l'EPO et la relation sentimentale de l'athlète avec le médecin de l'équipe de France d'athlétisme Jean-Michel Serra, chargé de son suivi médical, avaient conduit l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) à signaler les faits au parquet de Paris, qui a ouvert une enquête préliminaire le 14 octobre.

Le médecin avait été épinglé en juin pour s'être inquiété auprès de l'AFLD du nombre de contrôles subis par Claude-Boxberger, sans en informer sa hiérarchie.

Cet alibi pourrait permettre à l'athlète d'éviter une sanction disciplinaire, alors qu'elle encourt une suspension de 4 ans. A ce stade, elle a écopé d'une suspension provisoire.

Contacté par l'AFP, le secrétaire général de l'AFLD, Mathieu Teoran, n'a pas souhaité s'exprimer.

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