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Attaque au couteau à Londres : Boris Johnson s'engage à revoir les libérations anticipées

Le Premier ministre britannique Boris Johnson se rend sur les lieux de l'attentat, au lendemain de l'attaque terroriste qui a coûté la vie à deux personnes, à Londres, le 30 novembre 2019.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson se rend sur les lieux de l'attentat, au lendemain de l'attaque terroriste qui a coûté la vie à deux personnes, à Londres, le 30 novembre 2019. Simon Dawson, Reuters

Au lendemain de l'attaque au couteau meurtrière à Londres, revendiquée par l'organisation État islamique,  le Premier ministre britannique s'est engagé, samedi, à revoir le système des libérations anticipées. Le suspect, condamné pour terrorisme, était en liberté conditionnelle.

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"Quand des gens sont condamnés à un certain nombre d'années en prison, ils devraient purger chaque année de cette condamnation", a déclaré, samedi 30 novembre, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, après s'être rendu sur les lieux de l'attaque au couteau survenue la veille, à Londres.

Ce dernier s'est engagé à revoir le système des libérations anticipées, suite à l'attentat qui a tué deux personnes. L'assaillant était un ex-prisonnier condamné pour terrorisme, qui était en liberté conditionnelle.

"Il ne fait aucun sens pour notre société de libérer de manière anticipée des personnes qui ont été condamnées pour des infractions terroristes, des crimes violents", a poursuivi Boris Johnson. "Je dis depuis longtemps que ce système ne marche tout simplement pas".

Le Premier ministre, qui a suspendu sa campagne après l'attaque, survenue à moins de deux semaines des élections législatives du 12 décembre, a également plaidé pour des peines plus lourdes en cas d'infractions violentes.

Il a assuré que les cas d'autres condamnés pour terrorisme libérés de manière anticipée étaient passés en revue, ajoutant : "un gros travail est abattu en ce moment pour s'assurer que le public est protégé".

L'organisation État islamique a revendiqué, samedi soir, l'attaque, assurant que son auteur "fait partie des combattants de l'EI" et qu'il l'a commis "en réponse aux appels à cibler les habitants des pays de la coalition internationale" anti-jihadiste.

L'assaillant, de nationalité britannique et qui a agi seul, a été identifié par la police comme Usman Khan, âgé de 28 ans, condamné en 2012 pour des infractions terroristes et remis en liberté conditionnelle six ans plus tard.

"Après tout événement de ce genre, il doit y avoir - et il y a toujours - une évaluation complète et une tentative de tirer les leçons", a déclaré le secrétaire d'État chargé de la Sécurité, Brandon Lewis, sur la BBC.

"Condamnation à perpétuité"

Dans un communiqué, la commission des libertés conditionnelles a indiqué ne pas avoir été "impliquée" dans la libération du suspect "qui semble avoir été automatiquement libéré sous conditions comme le requiert la loi". 

"Il y a de grandes questions auxquelles il faut répondre", a réagi Sadiq Khan, maire de Londres et membre du Parti travailliste, sur Sky news. "L'un des outils importants que les juges pouvaient utiliser pour traiter les cas de criminels dangereux et protéger le public était la condamnation à perpétuité", a-t-il poursuivi. "Ça leur a été retiré par ce gouvernement".

L'assaillant participait vendredi à une conférence organisée par l'université de Cambridge sur la réhabilitation des prisonniers, dans le Fishmongers' Hall, un bâtiment à l'extrémité nord du London Bridge à l'intérieur duquel l'attaque a commencé. 

Mais, de quoi alimenter le débat, l'agence PA affirmait samedi que presque tous ces "héros" étaient des condamnés invités à la conférence, dont James Ford, condamné en 2004 à la perpétuité avec une durée de 15 ans d'emprisonnement minimum pour avoir égorgé sans mobile une jeune femme de 21 ans.          

Avec AFP

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