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Les Irakiens inflexibles malgré la démission annoncée du Premier ministre

Un bus calciné des forces de sécurité irakiennes après des affrontements avec des manifestants à Nassiriya, en Irak, le 29 novembre 2019.
Un bus calciné des forces de sécurité irakiennes après des affrontements avec des manifestants à Nassiriya, en Irak, le 29 novembre 2019. Reuters

Les Irakiens ont continué de manifester, samedi, à Bagdad et dans le sud du pays, assurant qu'ils resteraient mobilisés jusqu'au départ de "tous les corrompus", après l'annonce du Premier ministre, Adel Abdel Mahdi, de son intention de démissionner.

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Les Irakiens sont de nouveau dans la rue, samedi 30 novembre, à Bagdad et dans le sud du pays, malgré l'intention du Premier ministre de démissionner ainsi que la violence de la répression qui vise les manifestants mobilisés contre le pouvoir.

Adel Abdel Mahdi, qui dirige depuis un an le gouvernement d'un des pays les plus riches en pétrole du monde, mais aussi l'un des plus corrompus, doit encore transformer son annonce prononcée la veille en acte, mais pour la rue, sa démission ne suffira pas.

À Diwaniya, cité du sud, les contestataires sont descendus par milliers dans la rue pour réclamer "la chute du régime", comme à al-Hilla et Kout, après avoir reçu un soutien de poids en la personne du grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, qui a appelé le Parlement à remplacer le gouvernement actuel.

À Nassiriya, à feu et à sang avec des tirs à l'arme automatique des forces de sécurité et des QG de la police incendiés par les manifestants ces derniers jours, une épaisse fumée noire s'élèvait au-dessus des ponts. Des manifestants ont brûlé des pneus en travers de ces ouvrages enjambant l'Euphrate dans la ville qui borde les ruines de l'antique Ur.


Vendredi et jeudi, à Nassiriya et dans la ville sainte chiite Najaf, également dans le sud, 67 personnes ont été tuées par des tirs des forces de l'ordre et d'hommes en civils défendant le siège d'un parti.

Depuis le 1er octobre, date du début de la contestation, la violente répression a coûté la vie à plus de 420 personnes, en grande majorité des manifestants, selon un bilan compilé par l'AFP à partir de sources policières et médicales. Quelque 15 000 blessés ont également été répertoriés.

Le prochain rendez-vous politique est fixé à dimanche

Pour les Irakiens en colère, c'est tout le système politique, mis en place par les États-Unis il y a 16 ans quand ils ont renversé le dictateur Saddam Hussein, et désormais sous la mainmise de leur rival iranien, qu'il faut changer.

Le prochain rendez-vous politique est fixé à dimanche, avec une séance au Parlement où l'opposition appelle à un vote de défiance et où les paramilitaires pro-Iran, soutiens inconditionnels jusqu'ici du Premier ministre, ont promis "le changement".

C'est après l'appel de l'ayatollah Sistani, figure tutélaire de la politique en Irak, que le chef du gouvernement s'est dit prêt à quitter son poste. Pour éviter aussi que le sud ne sombre dans le chaos, avec des combattants tribaux sortis en armes pour barrer la route aux renforts policiers.


Avec AFP

 

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