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Mondial de hand: au début, c'est la France qui perd

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Yamaga (Japon) (AFP)

L'histoire se répète: comme lors des deux dernières compétitions majeures, les handballeuses françaises se sont fait surprendre dès leur premier match, cette fois-ci par la Corée du Sud, 29 à 27, au Mondial, samedi à Yamaga, au Japon.

Au Mondial-2017 puis à l'Euro-2018, ces faux départs n'avaient pas empêché les Bleues de terminer avec la médaille d'or quinze jours plus tard. Même ce coup-ci la situation est plus sérieuse.

"Une mauvaise entame, ça devient malheureusement une habitude. Sauf que cette fois le contexte n'est pas le même. Bien sûr on n'est pas éliminé, mais c'est une très mauvaise nouvelle", a reconnu le sélectionneur Olivier Krumbholz.

Avec la nouvelle formule, seules trois équipes (sur six) se qualifieront pour le tour principal et les résultats de la première phase seront conservés dans la course au dernier carré. Ce n'était pas le cas il y a deux ans lorsque les futures championnes avaient subi d'entrée un revers tout aussi inattendu contre la Slovénie.

Contrairement à l'an passé à l'Euro, entamé par une défaite contre les Russes, qu'elles allaient battre en finale à Bercy, les Françaises n'ont pas perdu contre un candidat au podium. L'heure de gloire de la Corée du Sud, championne olympique en 1988 et 1992, est passée depuis longtemps et ces dernières années elle a dû se contenter de jouer les poils-à-gratter avec son jeu atypique tout en vivacité.

- Le joker déjà grillé -

La France conserve ses chances dans ce Mondial mais elle a déjà "grillé son joker", a reconnu Béatrice Edwige. Pour rester dans le coup, elle doit absolument battre dimanche (07h00 heure française) le Brésil, une autre nation qui ne vise pas forcément le podium mais qui peut lui poser des problèmes.

Camille Ayglon l'assure, les Bleues "n'ont pas pris de haut la Corée du Sud". D'ailleurs elles ont entamé le match par le bon bout en menant 4 à 1. Mais les Asiatiques les ont vite bousculées avec leur agressivité offensive, surtout Ryu, l'arrière du Paris 92, la joueuse du match avec 12 buts.

Les Bleues ont été défaillantes des deux côtés du terrain. "On ne voulait pas les laisser jouer mais pourtant c'est un peu ce qu'on a fait. On ne les a pas assez impactées en défense", a reconnu l'ailière Manon Houette. "Et en attaque on aurait pu se faciliter bien plus la tâche", a ajouté Estelle Nzé Minko, pas très efficace au tir (4 sur 8) à l'image de l'équipe (29% de réussite) à l'exception de Grâce Zaadi (5 buts) et de la jeune Méline Nocandy sur la fin (3 buts). "L'addition aurait même été plus salée" sans la grande performance d'Amandine Leynaud dans les buts, a admis Edwige.

Et pourtant, malgré tous ces problèmes, les Françaises ont eu leur chance. Menées de 4 buts en deuxième période, elles sont revenus à hauteur (22-22) à douze minutes de la fin, au moment où l'une des meilleures Coréennes, la demi-centre Lee, recevait un carton rouge. Mais ce sont les Asiatiques qui ont donné le coup d'accélérateur décisif et mis la pression sur les tenantes du titre pour la suite du tournoi.

"De la pression? Il n'y en avait peut-être pas assez dans ce match. En tout cas on n'a pas réussi à maîtriser nos émotions", a regretté Krumbholz, qui attend une réaction dès dimanche contre le Brésil, "une équipe qu'il faudra battre à la course et au physique".

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