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Pérou : l'opposante Keiko Fujimori sort de prison

Keiko Fujimori, salue ses partisans peu après avoir été libérée de la prison de Santa Monica à Lima, au Pérou.
Keiko Fujimori, salue ses partisans peu après avoir été libérée de la prison de Santa Monica à Lima, au Pérou. Guadalupe Pardo, REUTERS.

Keiko Fujimori, cheffe de l'opposition péruvienne et fille de l'ex-président Alberto Fujimori, est sortie de prison, vendredi, après treize mois de détention provisoire dans le cadre du scandale Odebrecht. Une affaire de corruption qui éclabousse l'Amérique latine.

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La leader de l'opposition péruvienne Keiko Fujimori est sortie de prison, vendredi 29 novembre, après treize mois de détention provisoire, à la faveur de l’application d'une décision annoncée en début de semaine par la Cour constitutionnelle.

"J'ai vécu l'événement le plus douloureux de ma vie", a déclaré la cheffe du parti Fuerza Popular (droite populiste) en quittant sa prison à Lima, accueillie par son mari et par un groupe de sympathisants.

Keiko Fujimori, 44 ans, était détenue depuis le 31 octobre 2018 dans le cadre du scandale Odebrecht, du nom d'un géant brésilien du bâtiment, qui a reconnu avoir versé des pots-de-vin à de nombreux dirigeants politiques latino-américains, dont quatre anciens présidents péruviens.

La Cour constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire péruvienne, avait ordonné, le 25 novembre, sa remise en liberté en précisant que cette décision ne concernait pas le fond de l'affaire, qui fait toujours l'objet d'une enquête judiciaire.

La fille de l'ancien président controversé du pays, Alberto Fujimori, est accusée d'avoir reçu des fonds d'Odebrecht pour sa campagne électorale de 2011.

Son parti Fuerza Popular était redevenu la première force politique du pays à la faveur des élections de 2016. Mais il n'a cessé depuis de perdre du terrain, déjà marqué par les deux défaites successives de Keiko Fujimori au second tour des élections présidentielles de 2011 et 2016.

Des élections législatives anticipées ont été convoquées pour le 26 janvier par le président Martin Vizcarra, après la dissolution du Parlement le 30 septembre, dans le cadre de sa croisade anti-corruption. Il a notamment fait ratifier par référendum, en 2018, une réforme qui prévoit que les députés actuels ne pourront pas être réélus lors des prochaines législatives.

Avec AFP

 

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