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Retraites : LREM dénonce une offensive contre le gouvernement

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Paris (AFP)

Stanislas Guerini, délégué général de LREM, dénonce la volonté de l'opposition d'attiser "toutes les colères", à l'approche de la journée de mobilisation le 5 décembre contre le projet de réforme des retraites.

Un projet dont l'opposition pointe pour sa part l'opacité en l'absence d'un vrai dialogue.

"C'est quand même historique ce qui se passe : le RN sera au côté du PS pour manifester, là où la CFDT n'appelle pas à la manifestation", s'est offusqué le patron de LREM dans l'émission Dimanche en politique sur France 3, évoquant ensuite sur Twitter "un mur (qui) va tomber".

"On voit bien qu'il y a une volonté de faire converger toutes les colères, d'attiser tout ce qui va mal", a-t-il affirmé, dénonçant la forte mobilisation annoncée des opposants au projet du gouvernement, qui risque de paralyser le pays.

Le mouvement de grève s'annonce fort notamment dans les transports, mais aussi à EDF, dans les universités, l'Education nationale ou la Justice.

"Tout cela est orienté contre la politique du gouvernement par ceux qui ont toujours le sentiment qu'on a pris le pouvoir par effraction et qui n'ont qu'un rêve au fond: faire en sorte que nous ne réussissions pas", fait valoir M. Guerini.

Adrien Quatennens, numéro 2 de La France insoumise, avait affirmé auparavant que si "dans le pays, les colères sont nombreuses", la mobilisation du 5 décembre devait se concentrer sur la réforme des retraites. "Il ne faut pas dévier, il faut aller sur les retraites, parce qu'on peut faire reculer ce gouvernement", a-t-il insisté (Europe 1, Les Echos, CNews).

A droite, Gérard Larcher (LR) a dénoncé pour sa part "l'opacité totale" autour du projet du gouvernement qu'il a appelé à clarifier les choses.

"Je ne crois pas réellement à une espèce de miracle de réouverture d'un dialogue d'ici jeudi", a affirmé le président du Sénat (RTL, Le Figaro, LCI), mais "d'ici la fin du mois, il faut que le gouvernement éclaircisse".

La question de l'âge de départ à la retraite est, selon lui, posée avec l'augmentation de l'espérance de vie. "Il faut regarder les Français en face et leur dire : +on bougera, on ne restera pas à 62 ans. La réalité, c'est qu'on passera à 63 ans, puis à 64", a-t-il insisté.

Pour la présidente de l'Ile-de-France, Valérie Pécresse (Libres!, ex-LR), "le vice initial de la réforme des retraites c'est de vouloir changer les règles du jeu en cours de jeu."

"Si la grève est ultra suivie, si le service minimum n'est pas assuré aux heures de pointe, on va plonger des millions de Français dans la détresse", a-t-elle déploré sur BFMTV, indiquant que "si le service minimum n'est pas assuré" dans les transports publics, elle demandera "un remboursement" des usagers.

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