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Top 14: occasion ratée par le Stade Français, tombé à Brive

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Brive-la-Gaillarde (AFP)

Le Stade Français, lanterne rouge du Top 14, a cette fois buté à Brive, solidaire et réaliste (26-21), mais ramène un bonus défensif précieux dans la course au maintien, dimanche lors de la 10e journée.

Véritable match de la peur, ces retrouvailles deux semaines après un affrontement en Challenge européen remporté par Brive à Jean-Bouin (27-11) ont encore souri à l'équipe la plus en confiance, à défaut d'être la plus entreprenante.

Pour leurs débuts en championnat, le tandem d'entraîneurs parisiens Laurent Sempéré - Julien Arias, reconvertis pour sauver les soldats roses d'une descente qui ferait tâche pour le plus gros budget du Top 14, n'ont certes pas gagné, mais sont les premiers à prendre un point à Brive cette saison.

Avec seulement 10 points dans la besace, la mission des deux novices apparaît très complexe même si leurs joueurs ont montré par séquences des qualités indispensables pour le maintien.

"On a vu des joueurs qui commencent à se rebeller, qui n'ont pas lâché, c'est très bien, a positivé Arias. Il y a un paquet d'avants qui étaient plutôt dominateurs. Il faut qu'on continue à travailler, on est sur la bonne voie"

Les Corréziens et leur forteresse imprenable depuis le début de saison dans laquelle Clermont, Toulon, Toulouse et l'UBB se sont cassé les dents, ont encore résisté à des Parisiens remontés.

Ce nouveau succès permet aux hommes de Jeremy Davidson (7e, 22 pts) de recoller au 6e La Rochelle (22 pts) et de souffler un bon coup.

"Ca a été rude, fort en terme d'engagement, a résumé le capitaine du CAB Saïd Hirèche. Ils sont venus avec la réelle intention de se retrouver au niveau de l'état d'esprit. On a fait preuve de solidarité et on s'est envoyé comme des chiens pour remporter ce match même si je ne sais pas si c'est mérité".

- La mêlée sauve Paris -

Quand ça ne veut pas. Malgré son classement, le Stade a d'entrée fait l'essentiel du jeu mais s'est heurté à son manque de confiance: pénalité de Nicolas Sanchez ratée (3e), pénaltouche volée par Voisin (5e), en-avant dans l'enbut de Jonathan Danty (7e) qui laissera ses partenaires dix minutes à 14 pour une manchette (12e), sans parler de cette longue conservation stérile débouchant sur une pénalité... briviste réussie par Thomas Laranjeira (6-3, 21e).

Et quand ils se sont retrouvés en surnombre, c'est d'abord une passe en avant de Danty qui a plombé leurs intentions (24e). Et que dire de cette sautée tentée par Sanchez et interceptée par son compatriote Axel Muller direction l'essai (25e).

Six minutes plus tard, ce dernier a remis les cannes pour transpercer un Stade aux abois puni par la puissance de Karlen Asieshvili (20-3, 31e). "Il y a aussi du positif car on aurait pu s'écrouler, c'est ce qui s'est passé par le passé", a rappelé le capitaine stadiste Yoann Maestri, louant "l'abnégation" des siens. "On a fait le dos rond et on est bien revenu".

Paris s'en est alors remis à sa mêlée, seul secteur ne souffrant pas la comparaison. La dernière avant la pause a débouché sur l'essai en coin de Julien Delbouis synonyme d'espoir. Celle à l'heure de jeu sur celui de Kylan Hamdaoui remettant tout en question au niveau de la marque (23-18).

Sous-pression continue depuis le retour des vestiaires, le CAB avait alors toutes les peines à exister offensivement, se contentant de resserrer ses lignes face aux vagues visiteuses plus ou moins inspirées.

L'indiscipline a soulagé le Stadium beaucoup moins bruyant après la pause et permis à Laranjeira d'enquiller la pénalité de la victoire (26-18, 77e). Dans la foulée, Joris Segonds lui a répondu pour celle du bonus et donc de l'espoir.

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