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Lutte antiterroriste au Sahel : "La solution ne peut pas être que militaire"

Virginie Herz, chroniqueuse internationale de France 24, revient sur la présence française au Mali.
Virginie Herz, chroniqueuse internationale de France 24, revient sur la présence française au Mali. Capture écran France 24

Alors qu'un hommage national est rendu, lundi 2 décembre, aux 13 soldats français tués accidentellement au Mali, les questions autour de l'engagement de la France au Sahel, où la situation sécuritaire ne cesse de s'aggraver, refont surface. Le décryptage de Virginie Herz. 

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L'opération française Barkhane mobilise 4 500 hommes dans la bande sahélo-saharienne, une étendue vaste comme l'Europe, pour lutter contre les groupes armés. Mais, après six ans de présence ininterrompue, et 41 morts côté français dont 13 militaires tués le 25 novembre, l'horizon est de plus en plus sombre.

"En 2012, les Français ont réussi à repousser l’attaque jihadiste qui se dirigeait vers Bamako, mais depuis les attaques se sont multipliées et se sont propagées. Elles descendent vers le Burkina Faso et le Niger", explique Virginie Herz, chroniqueuse internationale de France 24. Le bilan : plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés internes.

Une situation qui amène à remettre en question l'engagement de la France. De plus en plus de Maliens sont hostiles à la présence étrangères dans le pays, certains comparant les forces françaises à une armée d’occupation. "Pour le moment il n’est pas question de retrait, mais de nouvelles modalités", poursuit Virginie Herz.  Emmanuel Macron a annoncé vouloir réexaminer la stratégie des forces antijihadistes françaises au Sahel. Deux options sont envisageables : faire intervenir plus de partenaires européens ou s’appuyer plus fortement sur les armées locales.

Mais selon notre experte, l'issue au conflit du Sahel ne peut être seulement militaire. "Il faut une solution politique. Il faut la paix au sein du Mali et surtout assurer le développement économique et social du pays car c’est la pauvreté, le sentiment d’abandon et la mauvaise gouvernance qui font le lit des terroristes".



 

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