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Affaire des assistants parlementaires : Sylvie Goulard mise en examen pour "détournement de fonds publics"

Sylvie Goulard, le 2 octobre 2019, lors de son audition au Parlement européen.
Sylvie Goulard, le 2 octobre 2019, lors de son audition au Parlement européen. Kenzo Tribouillard, AFP

Éphémère ministre des Armées et ex-candidate de la France à la Commission européenne, Sylvie Goulard a été mise en examen le 29 novembre pour détournement de fonds publics dans l'affaire des emplois présumés fictifs du MoDem au Parlement européen, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

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L'ex-eurodéputée MoDem Sylvie Goulard a été mise en examen, vendredi 29 novembre, par la juge chargée de l'enquête sur les emplois présumés fictifs des assistants de députés européens, a appris lundi 2 décembre l'AFP de source judiciaire.

Sylvie Goulard, qui a échoué à être nommée dans la nouvelle Commission européenne en raison de cette enquête, a été mise en examen pour "détournement de fonds publics" à l'issue de son audition au tribunal de Paris, selon cette source.

Les magistrats du pôle financier du tribunal de Paris ont depuis le 15 novembre mis en examen plusieurs personnes dans cette enquête, notamment pour "complicité de détournement de fonds publics". Parmi eux figurent l'ancien garde des Sceaux Michel Mercier et le directeur financier du MoDem Alexandre Nardella. Le président du MoDem François Bayrou est pour sa part convoqué vendredi.

>> À lire : Affaire des assistants parlementaires : que reproche-t-on au MoDem ?

Les magistrats cherchent à déterminer si des collaborateurs parlementaires ont été rémunérés par les fonds du Parlement européen alors qu'ils étaient en réalité affectés à d'autres tâches pour le parti centriste.

Remboursement de 45 000 euros au Parlement européen

L'ouverture d'une enquête préliminaire du parquet de Paris, en juin 2017, avait entraîné la démission de François Bayrou du poste de ministre de la Justice, de même que celles de Marielle de Sarnez du poste de ministre des Affaires européennes et de Sylvie Goulard du poste de ministre des Armées.

Cette affaire, ajoutée à la polémique sur des prestations réalisées pour un think tank américain, a coûté à Sylvie Goulard sa place dans la nouvelle Commission européenne, refusée en octobre par les eurodéputés.

>> À lire : Commission européenne : la candidature de Sylvie Goulard rejetée, un échec pour Macron

L'ancienne eurodéputée (2009-2017), actuellement vice-gouverneure de la Banque de France, avait accepté cet été de rembourser au Parlement européen 45 000 euros.

Cette somme correspond à huit mois de salaire d'un de ses assistants, Stéphane Thérou, pour lequel elle n'avait pas pu fournir "de preuve de travail". Le 30 août, le Parlement européen avait clos cette affaire pour son cas.

Le MoDem n'est pas la seule formation politique dans le viseur de la justice pour des emplois présumés fictifs au parlement européen. Une enquête similaire a ainsi été ouverte pour La France insoumise (LFI) et pour le Front national (FN), dans laquelle une vingtaine de personnes, dont Marine Le Pen, ont été mises en examen.

Avec AFP

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