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Journaliste tuée à Malte : le Premier ministre annonce sa démission

Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, lors d'une conférence de presse à La Valette, le 29 novembre 2019.
Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, lors d'une conférence de presse à La Valette, le 29 novembre 2019. Yara Nardi, Reuters

Soumis à la pression de la rue, le Premier ministre maltais Joseph Muscat a annoncé dimanche à la télévision qu'il démissionnerait en janvier. Il est soupçonné d'ingérences dans l'enquête sur le meurtre de la journaliste Daphne Caruana Galizia. 

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Après un nouveau dimanche de colère à Malte, les manifestants obtiennent enfin ce qu'ils réclamaient depuis deux semaines : la démission de leur Premier ministre, Joseph Muscat, en poste depuis 2013. "J'écrirai au président du Parti travailliste afin que le processus de nomination d'un nouveau dirigeant du parti soit fixé au 12 janvier 2020. Ce jour-là, je démissionnerai de mes fonctions de dirigeant du Parti travailliste", a déclaré dimanche soir, dans une allocution télévisée, Joseph Muscat.
 


Le Premier ministre maltais est soupçonné d'avoir protégé ses proches dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Daphné Caruana Galizia. La journaliste a été tuée dans un attentat à la voiture piégée le 16 octobre 2017, alors qu'elle travaillait sur la partie maltaise des Panama Papers. 

Trois proches de Muscat impliqués

L'enquête sur le meurtre de la journaliste implique trois des plus proches collègues de Joseph Muscat, dont son bras droit et chef de cabinet Keith Schembri, ainsi que l'homme d'affaires Yorgen Fenech, mis en examen le 29 novembre. Ce magnat de 38 ans venait de désigner à la police Keith Schembri comme le "vrai commanditaire" du meurtre. Le chef de cabinet a démissionné en milieu de semaine en même temps que le ministre du Tourisme, Konrad Mizzi.
 


L’enquête de Daphne Caruana Galizia avait révélé l’existence au Panama de nombreux comptes offshore ouverts par des personnalités du monde entier, dont Schembri et Mizzi. Elle avait aussi révélé qu'une société de Dubaï, la 17 Black, avait payé 2 millions d'euros à Schembri et Mizzi. Le consortium de journalistes Daphne Project, qui a repris ses enquêtes, a établi par la suite que la 17 Black appartenait à Yorgen Fenech. L'homme d'affaires dément tout en bloc. "Je suis sûr que la vérité va bientôt être connue, je suis confiant", a-t-il déclaré à la presse samedi dernier.

Une délégation du Parlement européen se rend à Malte lundi soir. Cette mission a été prévue en raison des interrogations sur l'indépendance de la justice dans le pays et de graves accusations de corruption aux plus hauts niveaux de l'État. "Malte fait partie de l'Europe. Cette affaire nous concerne tous", a tweeté vendredi la députée néerlandaise Sophie in 't Veld, à la tête de la délégation.
 

 

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