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Wall Street dans le rouge, fragilisée par le commerce et le secteur manufacturier américain

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New York (AFP)

La Bourse de New York reculait lundi peu après l'ouverture, lors de la première séance de décembre, les investisseurs se montrant inquiets concernant la politique commerciale des Etats-Unis et la contraction supérieure aux attentes de l'industrie manufacturière américaine.

L'indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, cédait 0,55%, à 27.897,48 points vers 15H30 GMT.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 1,18%, à 8.562,81 points, et l'indice élargi S&P 500 lâchait 0,70%, à 3.119,02 points

Malgré un recul vendredi à la clôture, les principaux indices de la Bourse new-yorkaise se sont tous appréciés sur l'ensemble du mois dernier: en novembre, le Dow Jones est monté de 3,7%, le Nasdaq de 4,5% et le S&P 500 de 3,4%.

Inquiets en raison du regain de tensions entre les Etats-Unis et la Chine la semaine dernière, lié notamment à la signature par Donald Trump d'une loi soutenant les manifestations pro-démocratie à Hong Kong, les acteurs du marché continuaient de manifester leur manque d'optimisme à court terme.

"Il semblerait que la Chine ne soit pas prête à signer un accord de +phase 1+ à moins que les Etat-Unis n'acceptent d'y inclure des dispositions sur la levée des tarifs et non de simplement repousser la mise en place des taxes douanières supplémentaires le 15 décembre", indique Patrick O'Hare de Briefing.

Malgré les menaces de nouvelles sanctions douanières américaines, l'activité manufacturière en Chine, mesurée par l'indice des directeurs d'achats (PMI), a rebondi en novembre pour la première fois en sept mois.

Toujours sur le front commercial, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis allaient imposer des droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium en provenance du Brésil et de l'Argentine, prenant par surprise l'un de ses principaux alliés, le président brésilien Jair Bolsonaro.

Le président américain a souligné sur Twitter que les marchés financiers américains étaient "en hausse de jusqu'à 21% depuis l'annonce des tarifs douaniers le 1er mars 2018", le Nasdaq ayant de fait gagné un peu plus de 21% entre cette date et son record la semaine dernière. Le Dow Jones et le S&P 500 ont sur la même période augmenté respectivement de 14,5% et 17,8%.

La Bourse new-yorkaise était également lestée lundi par le repli plus important que prévu de l'activité dans l'industrie manufacturière aux Etats-Unis en novembre.

L'indice ISM manufacturier a perdu 0,2 point de pourcentage par rapport à octobre, pour atteindre 48,1% en novembre.

Les analystes espéraient un chiffre bien meilleur à 49,4%. En-dessous de 50% l'indice ISM marque une contraction.

Malgré le début poussif de Wall Street lundi, plusieurs analystes s'attendaient à ce que les indices new-yorkais enregistrent des gains d'ici à la fin de l'année.

"Le marché réalise souvent de bonnes performances en décembre, même si ce n'était pas le cas l'an dernier. Si les performances passées ne sont pas toujours un indicateur des résultats à venir, les tendances actuelles du marché semblent constructives", estime Art Hogan de National.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine s'établissait à 1,828% contre 1,776% vendredi à la clôture.

Parmi les valeurs, plusieurs enseignes de grande distribution misaient sur la période des achats de fin d'année, débutée vendredi avec le Black Friday. Target (+0,11%), Macy's (+1,40%) progressaient, tandis que Walmart (-0,54%) et Nordstrom (-0,34%) baissaient.

Amazon, qui propose de nombreuses offres promotionnelles lundi à l'occasion du Cyber Monday, reculait de 1,55%.

Fiat Chrysler Automobiles (FCA) lâchait 0,07%. Le constructeur automobile a trouvé samedi un accord préliminaire avec le puissant syndicat UAW pour une revalorisation des salaires.

Disney cédait 1,04% malgré l'immense succès de "La Reine des Neiges 2" au box-office nord-américain, le film d'animation ayant empoché 85,2 millions de dollars le week-end dernier, selon des chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

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