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Affaire Epstein : l'accusatrice du prince Andrew rejette ses "excuses ridicules"

Le prince Andrew à la course hippique du Royal Ascot le 20 juin 2019, dans le Berkshire, au Royaume-Uni.
Le prince Andrew à la course hippique du Royal Ascot le 20 juin 2019, dans le Berkshire, au Royaume-Uni. Toby Melville, Reuters

L'Américaine qui accuse le fils de la reine d'Angleterre de l'avoir violée s'est exprimée à la télévision lundi soir. Elle appelle les Britanniques à la croire et dénonce les "excuses ridicules" du prince Andrew, qui pourrait être assigné à comparaître s'il se rendait aux États-Unis.

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Elle supplie les Britanniques de la soutenir : l'Américaine qui affirme avoir été forcée à des relations sexuelles avec le prince Andrew sous l'emprise du financier Jeffrey Epstein s'est exprimée lundi 2 décembre lors d'un entretien sur la BBC.

"Je supplie les Britanniques de me soutenir, de m'aider à mener ce combat, de ne pas accepter (...) l'histoire d'un abus (sexuel) qui concerne votre famille royale", a-t-elle déclaré.

Virginia Roberts, épouse Giuffre, explique avoir été présentée en 2001 au deuxième fils de la reine Elizabeth II par Jeffrey Epstein et sa petite amie de l'époque, Ghislaine Maxwell, lors d'une virée en boîte de nuit, où le prince l'aurait invitée à danser.

"C'était horrible et ce type n'arrêtait pas de me suer dessus", a détaillé celle qui n'avait alors que 17 ans. Virginia Giuffre affirme avoir été forcée à avoir des relations sexuelles avec lui plus tard dans la soirée, puis à deux autres reprises à New York et sur l'île privée dans les Caraïbes de Jeffrey Epstein, qui s'est depuis suicidé en prison.

"Un seul d'entre nous dit la vérité"

Le prince avait démenti "catégoriquement" ces accusations fin octobre dans une interview sur la BBC jugée désastreuse, qui l'a poussé à se retirer depuis de la vie publique. Il y arguait qu'une maladie l'empêchait de suer et qu'il ne se souvenait pas d'avoir rencontré cette jeune femme.

À propos d'une photographie où il la tient par la hanche, le duc d'York avait antérieurement affirmé ne pas en avoir de souvenir, insinuant qu'elle avait été retouchée. "Les personnes impliquées vont évidemment continuer d'utiliser ces excuses ridicules comme quoi on aurait rallongé son bras ou bien que la photo a été retouchée", explique Virginia Giuffre dans l'entretien.

"Ce sont des conneries !", s'est-elle insurgée. "Il sait ce qui s'est passé, je sais ce qui s'est passé. Et un seul d'entre nous dit la vérité." Virginia Giuffre a assuré que la photo était "authentique" et qu'elle avait donné l'originale "au FBI pour leur enquête".

Pas d'enquête criminelle à Londres

Le programme de la BBC révèle par ailleurs que le prince pourrait recevoir des assignations à comparaitre au tribunal s'il retournait sur le sol américain, les avocats de cinq victimes d'Epstein ayant demandé à ce qu'il témoigne au cours de leurs procès. Selon ces victimes, le duc d'York aurait assisté à des séances de massages données au domicile de son ami Jeffrey Epstein, ce que nie le fils d'Elizabeth II.

Depuis le tournage de ce programme d'une heure de la BBC, Buckingham Palace a déclaré qu'Andrew "regrettait sans équivoque (son) association malavisée avec Jeffrey Epstein", mais a "nié catégoriquement que le duc d'York ait eu un quelconque contact ou relation sexuelle avec Virginia Roberts". La police britannique a confirmé la semaine dernière qu'il n'y aurait pas d'enquête criminelle au Royaume-Uni.

Avec AFP

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