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Privatisation d'ADP : la campagne pour le référendum passe le million de signatures

Un opposant à la privatisation d'ADP membre de la CGT, le 13 mars 2019, lors d'une manifestation à Paris.
Un opposant à la privatisation d'ADP membre de la CGT, le 13 mars 2019, lors d'une manifestation à Paris. Philippe Lopez, AFP

Au 4 décembre, plus d'un million de personnes ont soutenu le projet de référendum d'initiative partagée (RIP) sur la privatisation d'Aéroport de Paris (ADP), selon le Conseil constitutionnel. C'est encore loin des 4,7 millions de signatures nécessaires pour obtenir l'organisation d'un vote.

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La mobilisation contre la privatisation d'Aéroport de Paris (ADP) a franchi mercredi 4 décembre un cap : à cette date, le projet de référendum d'initiative partagée (RIP) a réuni plus d'un million de soutiens, un chiffre sur lequel ses partisans misent pour pousser le président Emmanuel Macron à consulter les Français.

Le Conseil constitutionnel a enregistré précisément 1 000 500 signatures en date du 4 décembre, soit 31 500 soutiens de plus que lors du dernier pointage effectué par les "Sages" le 20 novembre (969 000 soutiens). Le projet reste encore loin des 4,7 millions de soutiens (10 % des électeurs inscrits) exigés par la Constitution pour valider la proposition de loi référendaire.

Seuil symbolique

Ses partisans y voient cependant un seuil symbolique engageant, selon eux, le président Emmanuel Macron. Après la crise des Gilets jaunes où la question de la démocratie participative était en débat, le chef de l'État avait expliqué vouloir abaisser le seuil de déclenchement du RIP à un million dans le cadre de la prochaine réforme constitutionnelle qu'il entend mener.

Quelque 250 députés et sénateurs (de LFI à LR, avec le soutien du RN) avaient déclenché début avril la procédure du RIP, introduite dans la constitution en 2008 mais jamais utilisée. 

Dès l'annonce du cap franchi, le porte-parole du PS Boris Vallaud a interpellé le président de la République sur Twitter : "Vous demandiez 1 000 000 de signatures pour un référendum ? Nous y sommes aujourd'hui (...). Chiche ?"

Les groupes parlementaires à l'origine du RIP ont déjà annoncé qu'ils demanderaient à rencontrer le président Macron.

Avec AFP

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