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Dans la presse

"L'UE doit lutter contre les pratiques mafieuses qui rongent certains États"

Manifestations à Malte
Manifestations à Malte France 24

Dans la presse, ce mercredi 4 décembre, la pression croissante exercée sur le Premier ministre maltais pour qu’il démissionne immédiatement. Le sommet de l’OTAN et les divergences entre la France et les États-Unis d’une part, la France et la Turquie d’autre part. Et une bonne nouvelle pour les neurones.

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Dans la presse, ce matin, la pression croissante exercée sur le Premier ministre maltais, pour qu’il démissionne immédiatement.

Accusé d’ingérences dans l’enquête sur le meurtre de la journaliste Daphne Caruana Galizia, Joseph Muscat a annoncé qu’il attendrait la désignation de son successeur, le mois prochain, pour démissionner - une décision qui provoque la fureur de beaucoup de ses compatriotes, qui continuent de réclamer son départ immédiat, tout comme The Malta Independent, qui met en garde le Premier ministre: «En refusant de démissionner immédiatement, Joseph Muscat prend la responsabilité des dommages et des blessures qui pourraient résulter des manifestations en cours, ou des futurs rassemblements». «Muscat, partez maintenant, et laissez ce pays en paix», demande le journal, qui révèle que le chef du gouvernement a continué à avoir des contacts avec le principal suspect du meurtre de Daphne Caruana Galizia, l’homme d’affaires Yorgen Fenech, après que le nom de celui-ci a commencé à apparaître dans l’enquête sur le meurtre de la journaliste. Alors qu'une délégation de parlementaires européens se trouve à Malte, la vice-présidente de la Commission a fait part de son «inquiétude» sur le déroulement de cette enquête. L’intervention de l’UE est toutefois jugée trop tardive par Le Monde, qui accuse l’Union d’avoir «brillé par sa volonté de regarder ailleurs» face au «naufrage» de la justice maltaise. «Le Parlement européen a décidé d’envoyer une mission en urgence, mais les pouvoirs de celle-ci ne sont que symboliques», rappelle le journal, qui regrette que «ni la Commission européenne ni aucune capitale» n’aient «exprimé leur inquiétude devant les pratiques maltaises en matière d’évasion fiscale, de tolérance au blanchiment d’argent et de ventes de passeports de complaisance, qui nuisent à l’ensemble de l’Europe». «L’Union européenne, écrit Le Monde, n’est pas seulement un marché, c’est un ensemble d’Etats liés par des valeurs et des principes. La liberté de la presse, l’indépendance de la justice et l’Etat de droit en sont des piliers. L’affaire maltaise montre qu’ils ne sont pas menacés seulement dans les démocraties dites «illibérales» d’Europe centrale, mais par les pratiques mafieuses et de blanchiment d’argent qui rongent certains Etats».

Dans la presse, également, la passe d’armes, hier, entre Donald Trump et Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’OTAN, à Londres. Le président américain et son homologue français ont de nouveau étalé leurs divergences au grand jour, qu’il s’agisse du rôle de l’OTAN ou de la taxation des géants du numérique. Le quotidien libanais The Daily Star fait notamment état de la réaction de Donald Trump, après le diagnostic d’Emmanuel Macron sur l’OTAN, déclaré en état de mort cérébrale». Des propos «très insultants» envers les 28 autres membres de l’Alliance, selon le président américain, qui menace, par ailleurs, de taxer à 100% les fromages, le champagne et les sacs à main français, si la France décide d’alourdir la fiscalité sur les géants du net américains. Ce à quoi Emmanuel Macron a réagi à son tour, en prévenant qu’une telle décision provoquerait des représailles au niveau européen, d’après le journal italien La Stampa, qui évoque «le duel» entre les deux dirigeants et l’atmosphère «glaciale» lors de leur rencontre.

La presse européenne, dans l’ensemble, critique l’attitude de Donald Trump. En Italie, toujours, Il Manifesto qualifie le président américain d’«étranger atlantique», en ironisant sur les nombreuses divisions entre les membres de l’OTAN: «Et on appelle ça l’Alliance atlantique ». En France, L’Opinion accuse Donald Trump d’être le «grand ordonnateur du chaos»: «Le président des Etats-Unis accuse ses partenaires de ne pas respecter les règles du jeu. De son jeu », critique le journal, où le dessin de Kak le montre en menteur patenté, croisant les doigts dans le dos, tout en faisant mine de tendre la main aux Européens, et au président chinois. La Chine, à l’égard de laquelle Donald Trump ne cesse de modifier ses déclarations. Après avoir promis un accord commercial dans les prochains mois, le président américain se dit prêt, maintenant, à attendre sa réélection en novembre prochain, pour conclure un accord avec Pékin - au risque d’«effrayer» les marchés, d’après le quotidien britannique The Financial Times.

Outre ses désaccords avec Donald Trump, Emmanuel Macron a aussi évoqué ceux qui l’opposent à Recep Tayyip Erdogan. Une nouvelle fois, le président français a critiqué l’intervention de son homologue turc contre les Kurdes dans le nord de la Syrie. Paris et Ankara ont une «définition différente du terrorisme», a répété Emmanuel Macron, cité par le quotidien émirati The National, qui note que le chef de l’Etat accuse également la Turquie de «soutenir les intermédiaires du groupe Etat islamique». Le président français persiste et signe, donc, tout comme Recep Tayyip Erdogan. D’après le quotidien officiel Türkiye, le président turc a menacé une nouvelle fois, hier, de bloquer  les projets de l’Otan dans les pays baltes et la Pologne, si l’Alliance refuse de reconnaître les milices kurdes comme «terroristes». La foire d’empoigne entre Recep Tayyip Erdogan, Emmanuel Macron et Donald Trump inspire ce dessin à Chapatte, publié par le quotidien suisse Le Temps. «Les Russes attaquent», alerte quelqu’un. «Vous voyez bien qu’on est occupés», répond l’OTAN, en pleine bagarre.

Une bonne nouvelle, pour terminer, venue du Royaume-Uni. The Guardian rapporte que des chercheurs ont développé des neurones artificiels qui pourraient permettre de soigner des lésions nerveuses dans la colonne vertébrale et même d’aider des personnes paralysées à retrouver le mouvement. D’après le physicien Alain Nogaret, qui a piloté le projet, il n’est toutefois pas question de construire un cerveau tout entier, puisque chez l’être humain, il se compose de 86 milliards de neurones.

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