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Manifestations en Iran : Rohani appelle à la libération des "innocents"

Le président iranien Hassan Rohani, à Téhéran, le 4 décembre 2019.
Le président iranien Hassan Rohani, à Téhéran, le 4 décembre 2019. Official President website, Reuters

Le président iranien Hassan Rohani a plaidé, mercredi, pour la libération des "innocents", arrêtés en lien avec le mouvement de contestation ayant touché l'Iran en novembre. Quelque 7 000 personnes ont été arrêtées selon un député, un chiffre démenti par l'autorité judiciaire.

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Toute personne innocente et non armée arrêtée lors des manifestations contre la hausse du prix de l'essence doit être libérée, a clamé le président iranien Hassan Rohani, mercredi 4 décembre. La République islamique a été marquée, pendant deux semaines, par des violences meurtrières sans précédent depuis 1979, selon des ONG.

"Parmi toutes ces personnes qui ont été arrêtées, il y a bien sûr des innocents et ils devraient être remis en liberté", a déclaré Hassan Rohani dans un discours retransmis à la télévision publique. "Certains [...] ont commis des délits, et non des crimes. [Par exemple], quelqu'un a mis le feu à un pneu ; nous ne devons pas le garder en prison pour cela", a-t-il affirmé.

"Ce qu'ils ont fait n'était pas bien, mais [...] nous ne devons pas nous montrer stricts avec ces gens-là", a-t-il ajouté. En revanche, "le cas des criminels doit être traité en appliquant strictement la loi". Cela inclut "ceux qui ont pris part à ces incidents de manière organisée", a encore déclaré le président iranien.

Hassan Rohani a annoncé que les "aveux" de ces derniers seraient diffusés à la télévision, et que le public pourrait alors découvrir ce qu'ils "préparaient depuis plus de deux ans", jusqu'à ce que "leurs maîtres à l'étranger" leur donnent le signal d'agir. Les autorités ont dit avoir ramené le calme après quelques jours de manifestations et de violences, qu'elles ont qualifiées d'"émeutes" soutenues et encouragées par des "ennemis" de l'Iran, comme les États-Unis, Israël ou l'Arabie saoudite.

Aucun bilan officiel

Le mouvement de contestation, déclenché le 15 novembre après l'annonce d'une hausse du prix de l'essence pouvant atteindre les 300 %, s'est propagé depuis à plus d'une centaine de villes et de villages et s'est progressivement transformé en manifestations anti-gouvernementales.

Au total, selon le ministre iranien de l'Intérieur, 200 000 personnes ont pris part aux manifestations, au cours desquelles quelque 7 000 personnes ont été arrêtées selon un député, un chiffre démenti par l'autorité judiciaire.

Les autorités iraniennes n'ont fourni à ce stade aucun bilan officiel mais, selon l'ONG Amnesty International, au moins 208 manifestants ont trouvé la mort, le plus lourd bilan enregistré depuis la révolution de 1979.

Avec AFP et Reuters

 

 

 

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