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Sommet de l'Otan : pour Macron, "pas de consensus possible" avec la Turquie sur le terrorisme

Le président français Emmanuel Macron et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, lors du sommet de l'Otan, le 4 décembre 2019, à Watford.
Le président français Emmanuel Macron et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, lors du sommet de l'Otan, le 4 décembre 2019, à Watford. Christian Hartmann, Reuters

Le président français Emmanuel Macron a estimé, mercredi, qu'il n'y avait "pas de consensus possible" avec la Turquie sur la définition du terrorisme, et notamment sur la classification des Kurdes des YPG, lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de l'Otan à Watford, près de Londres.

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Emmanuel Macron a déclaré, mercredi 4 décembre, qu'il ne voyait pas de consensus possible avec Ankara sur la définition du terrorisme, excluant une nouvelle fois de classer comme groupe terroriste les combattants kurdes des YPG, alliés de la coalition internationale de lutte contre l'organisation État islamique en Syrie.

"Sur la définition du terrorisme, je ne vois pas de consensus possible" avec la Turquie, a indiqué le chef de l'État français, lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet du 70e anniversaire de l'Otan, traversé par des dissensions entre pays alliés.

>> À lire : Sommet de l'Otan : Macron accuse la Turquie de proximité avec le groupe État islamique

"Nous agréons collectivement que nous sommes en désaccord sur ce point", a-t-il ajouté au lendemain d'une rencontre quadripartite (France, Turquie, Allemagne et Royaume-Uni) à Londres. "La Turquie a réaffirmé clairement son engagement dans la lutte contre Daech. Par contre il est clair que nous ne sommes pas d'accord pour classer comme groupe terroriste" les unités de protection du peuple (YPG) et leur bras politique, le PYD.

"Nous combattons le PKK et tous ceux qui mènent ces activités terroristes contre la Turquie mais nous ne faisons pas ce raccourci ou cette agrégation que la Turquie souhaite entre ces différents groupes politiques et/ou militaires, là il y a un désaccord et il n'est pas levé", a-t-il ajouté.

Le PKK, organisation séparatiste kurde en lutte armée depuis des décennies contre le pouvoir central turc, est classé comme une organisation terroriste par la Turquie mais aussi par de nombreux pays dont la France et les États-Unis.

Avec AFP et Reuters

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