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Sundar Pichai désormais seul aux manettes de Google et d'Alphabet

Sundar Pichai à Dallas le 3 octobre 2019.
Sundar Pichai à Dallas le 3 octobre 2019. Brandon Wade, Reuters

Déjà grand patron de Google, l'Indien Sundar Pichai, 47 ans, a pris les rênes mardi de sa maison mère, Alphabet. Il fait face à de nombreux défis, aussi bien à l'extérieur qu'en interne.

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Le patron de Google Sundar Pichai est désormais également celui d'Alphabet, sa maison mère. Ce changement, opéré mardi 3 décembre, symbolise l'évolution du géant numérique qui, loin des idéaux de ses débuts, génère désormais des dizaines de milliards de dollars de revenus et de nombreuses controverses.

"Si l'entreprise était une personne, ce serait un jeune adulte de 21 ans et il serait temps de quitter le nid. (...) Nous pensons qu'il est temps d'assumer le rôle de parents fiers, qui offrent des conseils et de l'amour, mais pas une surveillance quotidienne !", ont écrit Larry Page et Sergey Brin, les deux fondateurs, qui restent actionnaires et membres du conseil d'administration d'Alphabet.

À 47 ans, Sundar Pichai les remplace tous les deux. Il va diriger simultanément Google et sa maison mère. "Sundar apporte de l'humilité et une grande passion pour la technologie à nos utilisateurs, à nos partenaires et à nos employés au quotidien. (...) Nous n'aurions pas pu trouver mieux pour mener Google et Alphabet vers l'avenir", ont ajouté les deux entrepreneurs, peu présents depuis plusieurs années.

Milieu modeste

Le moteur de recherche et sa plateforme de vidéos YouTube représentent l'écrasante majorité des revenus du groupe, grâce aux recettes publicitaires. Alphabet a été fondé en 2015 pour englober Google et toutes les activités non centrales du groupe, des voitures autonomes de Waymo à la filiale Sidewalk Labs consacrée aux "villes intelligentes", ou encore Calico, spécialiste des biotechnologies.

Né dans un milieu modeste à Chennai, en Inde, Sundar Pichai a étudié à l'Indian Institute of Technology (IIT) de Kharagpur avant de partir aux États-Unis pour continuer ses études (notamment à l'université de Stanford) et lancer sa carrière.

Il prend les manettes d'un colosse qui emploie plus de 100 000 personnes dans le monde et a réalisé un chiffre d'affaires de 136 milliards de dollars en 2018 (dont plus de 30 milliards de bénéfice net).

Controverses

Mais le groupe californien se trouve aujourd'hui empêtré dans de nombreuses controverses liées à sa position dominante sur Internet et dans les technologies en général.

De nombreux gouvernements et régulateurs l'accusent de mauvaises pratiques en termes de protection de la vie privée et de gestion des données personnelles. L'Europe reproche régulièrement à Google et aux autres géants numériques de ne pas payer leur juste part d'impôt, grâce à des montages d'optimisation qui leur permettent de transférer leurs bénéfices vers des États à faible fiscalité. Aux États-Unis, le moteur de recherche fait face à plusieurs enquêtes antitrust pour déterminer s'il a abusé de sa position dominante sur certains marchés.

En interne enfin, le groupe est régulièrement critiqué pour avoir largement dévié des idéaux gravés dans le code de conduite des débuts, qui comprenaient la formule "don't be evil", c'est-à-dire "ne soyez pas malveillants". Les reproches de salariés ou d'ex-employés portent sur des sujets divers, des relations de l'entreprise avec les gouvernements américains ou chinois aux accusations d'avoir étouffé des cas de harcèlement sexuel.

Avec AFP

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