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Une unité de façade attendue pour le 70e anniversaire de l'Otan

Emmanuel Macron est entouré du secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, et du Premier ministre britannique Boris Johnson, le 4 décembre à Londres.
Emmanuel Macron est entouré du secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, et du Premier ministre britannique Boris Johnson, le 4 décembre à Londres. Christian Hartmann/Pool, Reuters

Les pays de l'Otan se sont efforcé mercredi, à l'occasion du 70e anniversaire de l'Alliance célébré au Royaume-Uni, de réparer les pots cassés après des tensions croissantes entre les États-Unis, la France et la Turquie.

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Les 29 membres de l'Otan ont affiché leur unité de façade, mercredi 4 décembre, lors du 70e anniversaire de l'Alliance. Objectif : masquer les divergences exposées au grand jour entre les États-Unis, la France et la Turquie.

Trente ans après la chute du mur de Berlin, l'organisation héritée de la Guerre froide se trouve confrontée à des défis considérables entre la militarisation de l'espace, le retour en force de la Russie sur la scène internationale et la montée en puissance de la Chine comme puissance militaire.

Mais le démarrage des festivités mardi a été dominé par les passes d'armes découlant des déclarations récentes d'Emmanuel Macron jugeant l'Otan en "mort cérébrale" et l'appelant à revoir sa stratégie. Il a non seulement maintenu ses propos très critiqués par ses alliés mais aussi appelé à une reprise d'un "dialogue stratégique" avec Moscou et exigé des explications de la Turquie sur son intervention contre les forces kurdes du nord de la Syrie, accusant Ankara au passage de travailler avec des extrémistes proches du groupe État islamique.

"Nécessité d'avancer"

Les critiques visant la Turquie, déjà dans le collimateur pour son achat de système de défense antimissiles russes, ont tourné à l'incident diplomatique la semaine dernière lors que Recep Tayyip Erdogan a estimé que le président français était lui-même en "mort cérébrale".

Le président français a demandé à Ankara de clarifier sa position. Mais il n'a pas obtenu satisfaction au cours d'une réunion à quatre avec le président Recep Tayyip Erdogan, la chancelière Angela Merkel et Boris Johnson avant le début du sommet. Emmanuel Macron a choisi de ne pas envenimer ses relations difficiles avec le président turc, en insistant sur la "nécessité d'avancer".

L'abcès n'est pas refermé. Au point que la France craint un blocage par la Turquie de toute avancée lors du sommet de mercredi, selon une source diplomatique.
 

 

Une déclaration doit être adoptée

Autant d'indices susceptibles de jeter le froid lors de la séance de travail prévue mercredi à partir de 10 h GMT dans un golf de luxe de Watford, dans la banlieue de Londres, censé se concentrer sur le fond après les amabilités de mardi soir, lors d'un dîner avec Elizabeth II à Buckingham Palace puis à Downing Street avec un Boris Johnson en pleine campagne électorale.

Une déclaration doit être adoptée pour désigner l'espace terrain d'opérations pour l'Otan et prendre en compte les défis posés par l'essor de la Chine. Le secrétaire général de l'Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg, devrait se voir confier une mission de réflexion sur la stratégie de l'Alliance face aux nouvelles menaces, notamment le terrorisme international.

"70 ans après, notre engagement reste dur comme la pierre vis-à-vis de l'Otan et du bouclier géant de solidarité qui protège 29 pays et près d'un milliard de personnes", doit déclarer le Premier ministre britannique, selon ses services. "Si l'Otan a une devise, c'est 'un pour tous, tous pour un'."

Avec AFP

 

 

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