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Abandon des poursuites pour torture contre l’ex-femme de Charles Taylor, ex-président du Liberia

La statue au dôme de la cour criminelle de Londres, Old Bailey, où l'ex-femme de l'ancien président libérien Charles Taylor était jugée pour torture durant la guerre civile. (Photo d'illustration)
La statue au dôme de la cour criminelle de Londres, Old Bailey, où l'ex-femme de l'ancien président libérien Charles Taylor était jugée pour torture durant la guerre civile. (Photo d'illustration) AFP
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Un juge britannique a décidé, vendredi, d'abandonner les poursuites contre l'ex-femme de l'ancien président libérien Charles Taylor. Elle était accusée de torture durant la guerre civile au Liberia dans les années 1990, ce qu'elle niait.

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La cour criminelle britannique de Londres, appelée communément Old Bailey, a décidé vendredi 6 décembre d'abandonner les poursuites contre Agnes Reeves Taylor, ex-femme de l'ancien président libérien Charles Taylor. Elle a toujours nié les accusations de torture durant la guerre civile du pays, qui a duré tout au long des années 1990.

Selon la décision du juge, les crimes reprochés étaient antérieurs à la loi permettant de les juger. L'accusation a indiqué qu'elle ne ferait pas appel de cette décision.

À 54 ans, elle a comparu par vidéoconférence depuis la prison de Bronzefield, près de Londres, vêtue d'un pull vert et d'un collier de perles. Arrêtée en 2017, elle était accusée d'être impliquée dans des actes de torture contre plusieurs personnes, dont des enfants.

Elle était également soupçonnée d'avoir encouragé les forces de Charles Taylor, le Front national patriotique du Liberia (NPFL), à recourir au viol de femmes comme moyen de torture.

Une demande de permis de séjour à durée indéterminée au Royaume-Uni

Ancien maître de conférences à l'université anglaise de Coventry, Agnes Reeves Taylor habite à Dagenham, dans l'est de Londres. Elle avait quitté son pays ouest-africain en 1992 et divorcé de son mari Charles en 1996.

Le chef rebelle était ensuite devenu président du Liberia, entre 1997 et 2003. Il a été condamné par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) en 2012 à 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis dans ce pays voisin du Liberia. Il purge sa peine de cinquante ans dans une prison britannique.

Agnes Taylor avait fait en 2013 une demande de permis de séjour à durée indéterminée au Royaume-Uni, rejetée en 2016 en raison de suspicions de crimes de guerre. Un juge de l'immigration devra désormais se pencher sur son cas.

La guerre civile au Liberia, l'un des plus atroces conflits du continent africain, a fait quelque 250 000 morts entre 1989 et 2003. Elle a été marquée par des massacres commis par des combattants souvent drogués, des mutilations, actes de cannibalisme et le recrutement forcé d'enfants soldats.

Avec AFP

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