Accéder au contenu principal

Guillaume Canet: "J'ai la chance grâce au cinéma d'avoir gagné les Jeux olympiques"

4 mn
Publicité

Villepinte (AFP)

Mordu d'équitation depuis son plus jeune âge, l'acteur-réalisateur Guillaume Canet oscille entre le grand écran et les pistes de saut d'obstacles. Cavalier passionné, il a rêvé des JO, un Graal qu'il sait inaccessible. Mais qu'importe, "grâce au cinéma, il a "la chance d'avoir gagné les Jeux olympiques!"

Il a le sourire des grands jours. Guillaume Canet est heureux, il a réussi un sans-faute sur la grosse épreuve de la journée lors du Longines Masters de Paris, qui se tient à Villepinte (Seine-Saint-Denis) jusqu'à dimanche. Une belle satisfaction alors qu'il n'a guère le temps de s'entraîner en ce moment, accaparé par ses projets cinéma.

"J'ai toujours aimé le saut d'obstacles, la sensation du saut, du parcours, du pilotage, du tracé. Et le fait de s'entraîner pour quelque chose, de faire la compétition. J'ai toujours eu l'esprit compétitif. Et j'aime l'ambiance, l'adrénaline, la bulle dans laquelle on se met le temps du parcours. C'est l'éternel recommencement", confie-t-il à l'AFP.

Artiste aux multiples César, Guillaume Canet a pensé à embrasser une carrière sportive.

"Il y a longtemps, je voulais vraiment faire ça. Quand j'étais ado, je faisais les championnats de France juniors, je voulais vraiment en faire mon métier", raconte le comédien.

Petit, alors qu'il n'avait pas du tout envie de monter à cheval comme ses sœurs, il a sauté des barres. Et gagné son premier concours.

"Alors là, ça a été la piqûre ! Je peux gagner quelque chose ! Moi qui ai toujours été nul dans tout ce que je faisais, à l'école j'étais un cancre, tout le monde se demandait ce qu'on allait faire de moi, mes parents surtout. Etre premier dans un truc, là c'était énorme ! C'est là que j'ai chopé le virus".

Mais à 18 ans, il est victime d'une grave chute de cheval. Il remonte quelque mois plus tard mais la peur est là. "Je n'avais plus confiance pour sauter des grosses barres. Et puis surtout j'avais 18 ans, je commençais à en avoir marre de faire 400 bornes pour faire tomber une barre, de faire les box tous les matins, à 5 heures du mat. J'avais envie d'une autre vie", se souvient-il.

"J'avais envie d'aller à Paris, je voulais être comédien, enfin metteur en scène surtout. Je voulais aller à Paris, je voulais voir des filles !"

Une longue pause qui aura duré 20 ans et qui a pris fin avec le film "Jappeloup" (2013), du nom du cheval avec lequel Pierre Durand a été champion olympique à Séoul (Corée du Sud) en 1988.

"J'ai refusé plusieurs fois ce film, j'avais fait un petit rejet, et finalement je me suis dit: c'est quand même un vrai sujet. Et j'ai dit oui, à condition d'écrire le scénario et de faire les sauts moi-même. Du coup je me suis remis à cheval et là j'ai repris le virus. Et depuis +Jappeloup+, je n'ai pas arrêté de monter".

Ce film lui aura permis de lui faire vivre les JO, auxquels il aurait aimé participer mais il sait qu'il n'a "pas le niveau" et que pour l'avoir, il lui faudrait se vouer entièrement à l'équitation.

"C'est très chronophage, ça participe vraiment aussi de foutre la merde dans un couple. Pour les gens qui ne montent pas à cheval, ça peut être très chiant en fait", dit-il à l'AFP.

"Les concours quand on en fait à ce niveau-là et régulièrement, ça nous fait partir de la maison assez souvent, c'est pour ça que cette année j'ai été obligé de lever un peu le pied, parce que j'ai envie d'être près de mes enfants", dit ce papa de deux enfants qui semble bien avoir transmis le virus de l'équitation à sa fille.

Et de se consoler: "J'ai la chance grâce au cinéma d'avoir gagné les Jeux olympiques, j'ai la chance d'avoir gagné le Prix d'Amérique, j'ai la chance d'avoir fait beaucoup de choses grâce au cinéma !"

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.