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Angela Merkel se rend dans l'ancien camp nazi d'Auschwitz

La chancelière allemande, Angela Merkel, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki et le directeur du musée Piotr Cywinski, à l'entrée de l'ancien camp nazi d'Auschwitz, le 6 décembre 2019.
La chancelière allemande, Angela Merkel, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki et le directeur du musée Piotr Cywinski, à l'entrée de l'ancien camp nazi d'Auschwitz, le 6 décembre 2019. Kacper Pempel, Reuters

La chancelière allemande est arrivée, vendredi, dans l'ancien camp nazi d'Auschwitz, symbole de l'Holocauste. Aucun dirigeant d'un gouvernement allemand n'avait effectué une telle visite depuis 1995.

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Il s'agit de sa première visite à Auschwitz. La chancelière allemande, Angela Merkel, est arrivée, vendredi 6 décembre, dans l'ancien camp nazi d'Auschwitz, en Pologne, associé plus que tout à l'extermination des juifs, alors que l'Allemagne - et plus largement l'Europe - s'alarme d'une résurgence de l'antisémitisme.

Accompagnée par le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, et par un survivant d'Auschwitz, Stanislaw bartnikowski, 87 ans, ainsi que des représentants de la communauté juive, Angela Merkel a franchi pour la première fois le portail d'entrée du camp surmonté de la sinistre devise des nazis "Arbeit macht frei" ("le travail rend libre").

La chancelière est la première dirigeante d'un gouvernement allemand à se rendre dans l'ancien camp de concentration et d'extermination, depuis 1995. Cette visite a lieu à la veille des commémorations du 75e anniversaire de la libération d'Auschwitz en janvier 1945.

À la veille de ce déplacement, Angela Merkel a annoncé l'octroi de 60 millions d'euros à la Fondation Auschwitz-Birkenau pour le maintien du site où furent assassinées quelque 1,1 million de personnes, dont un million de juifs, entre 1940 et 1945.

Elle doit observer une minute de silence devant le Mur de la mort, où furent fusillés des milliers de détenus.

Poussée de l'antisémitisme


Sa visite se poursuivre à Birkenau, distant de 3 kilomètres du camp principal, notamment sur la rampe où étaient "sélectionnés" les déportés à leur descente des wagons à bestiaux. Les plus jeunes, les plus âgés et les plus fragiles étaient alors immédiatement envoyés à la mort.

La chancelière allemande, pour qui la Shoah est "une rupture dans la civilisation", doit s'exprimer en milieu de journée.

En Allemagne, qui a fait du souvenir de la Shoah le cœur de son identité d'après-guerre, les autorités s'inquiètent d'une hausse très nette des actes antisémites.

Avant son déplacement, Angela Merkel a d'ailleurs réaffirmé que "la lutte contre l'antisémitisme et contre toute forme de haine" était l'une des priorités de son gouvernement. Elle a aussi insisté sur la "détermination" des autorités à voir une communauté juive, en plein essor, s'épanouir en Allemagne.

En octobre, un attentat finalement avorté contre une synagogue de Halle a suscité un choc dans le pays. Son auteur, qui a tué deux personnes au hasard, est un jeune adepte des thèses négationnistes.

Le parti d'extrême droite AfD, qui siège depuis deux ans au Bundestag, prône par ailleurs la fin de la culture du repentir.

Le nom d'Auschwitz est devenu le synonyme du Mal absolu. Des juifs de toute l'Europe, de la Hongrie à la Grèce, y ont été exterminés.

Avec AFP

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