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Réforme des retraites : la grève perdure et les manifestations se poursuivent

Un cheminot de la SNCF en grève se tient sur un quai de la gare de Nice tandis que les agents de la SNCF et de la RATP continuent de protester contre le plan de réforme des retraites du gouvernement français.
Un cheminot de la SNCF en grève se tient sur un quai de la gare de Nice tandis que les agents de la SNCF et de la RATP continuent de protester contre le plan de réforme des retraites du gouvernement français. Éric Gaillard, Reuters

Partout en France, la mobilisation contre la réforme des retraites s'installe dans la durée pour tenter de faire plier le gouvernement. Les transports publics sont très perturbés ce week-end jusque lundi, avant une nouvelle épreuve de force mardi et la présentation détaillée de la réforme le lendemain.

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L'exécutif est sous pression. La mobilisation contre la réforme des retraites s'installe dans la durée pour tenter de faire plier le gouvernement, avec des transports publics très perturbés ce week-end et lundi.

Réunis samedi, les trois premiers syndicats de cheminots ont appelé à amplifier la mobilisation contre le projet de "système universel" de retraite par points, qui doit sonner la fin des 42 dispositifs actuels, dont le régime spécial de la SNCF.

"Nous appelons au renforcement du mouvement à partir de lundi pour bien matérialiser auprès du gouvernement, que nous voulons le retrait de son projet par points", a déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots. Une nouvelle épreuve de force est attendue mardi, avant la présentation détaillée de la réforme le lendemain.

Des difficultés de circulation sur les réseaux SNCF et RATP

La SNCF a recommandé aux usagers d'éviter les Transiliens lundi, l'affluence attendue dans les gares d'Île-de-France s'annonçant "très dangereuse" pour la sécurité des voyageurs.

De son côté, la RATP prévoit un trafic toujours "extrêmement perturbé" dimanche et lundi, avec même 14 lignes de métro sur 16 fermées dimanche et 10 lundi, a-t-elle annoncé samedi. 

Dimanche, le RER A sera "fermé toute la journée", tandis que le trafic du RER B sera "très fortement perturbé". En revanche, la moitié des bus et deux tramways sur trois, "en moyenne", circuleront dimanche. Pour lundi, la RATP a publié des "estimations" de trafic, avant des "prévisions définitives" dimanche "à 17 h", a-t-elle souligné.

Pour l'instant, le trafic est annoncé "normal avec risque de saturation en heures de pointe" sur les lignes automatiques 1 et 14, ainsi que sur Orlyval, la ligne qui dessert l'aéroport d'Orly. Les lignes de métro 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13 seront fermées.

Face à cette mobilisation, Édouard Philippe a promis vendredi, du perron de Matignon, qu'il livrerait mercredi prochain, dans l'enceinte du Conseil économique, social et environnemental (Cese) cher aux partenaires sociaux, "l'intégralité du projet du gouvernement".

Vers une troisième journée de manifestations ? 

De son côté, la CGT, dont des voix militent déjà pour une troisième journée de mobilisation jeudi prochain, campe sur ses positions. "Le calendrier est bouleversé mais rien ne change dans l'objectif du gouvernement : casser notre régime de retraite solidaire pour le remplacer par un système individualisé où chacune et chacun sera perdant", a regretté l'organisation syndicale.

Une nouvelle réunion intersyndicale a d'ailleurs été prévue mardi soir par les organisations de salariés (CGT, FO, Solidaires, FSU) et les mouvements de jeunesse ont appelé à l'action les 5 et 10 décembre.

"On sait très bien que ce n'est pas une seule journée qui suffira", a fait valoir Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, appelant le gouvernement à "faire un signe et un geste forts", en retirant son projet, afin d'ouvrir "des négociations".

Au lendemain de la grève du 5 décembre, Édouard Philippe a pris soin de dire qu'il n'était pas "dans une logique de confrontation", comme pour s'éloigner de son mentor Alain Juppé, version 1995.

Une seconde journée de mobilisation, samedi

Avant les annonces du Premier ministre, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye présenteront, lundi, les conclusions de la concertation relancée en septembre par le gouvernement.

Mais cette annonce n'a pas réussi à calmer la colère des manifestants. Des opposants au projet de "système universel", qui craignent une "précarisation" des retraités de demain, ont une nouvelle fois battu le pavé samedi dans plusieurs villes en région. La police ou les préfectures ont compté 2 800 manifestants à Nantes, 1 800 à Marseille, 1 200 à Caen, 800 à Lille et au Havre, 700 à Lyon ou encore 670 à Rouen.

>> À lire : Grève du 5 décembre : les raisons de la mobilisation contre la réforme des retraites

En début d'après-midi, une manifestation à Montparnasse, à Paris, contre le chômage et la précarité, traditionnellement organisée chaque premier samedi de décembre, faisait écho au mouvement social en cours. "La retraite à points c'est non", pouvait-on lire sur une grande pancarte rouge.

En outre des centaines de "gilets jaunes", qui ont apporté leur soutien à la contestation, sont partis en cortège au départ de Bercy, pour leur 56e samedi de mobilisation. Dans leurs rangs figuraient des militants CGT, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le gouvernement a plusieurs foyers à éteindre, et pas seulement sur les régimes spéciaux, pour lesquels Édouard Philippe a promis des "transitions progressives" vers le futur système.

Il doit notamment répondre aux inquiétudes des enseignants, qui craignent que leurs pensions baissent avec les nouvelles règles de calcul. Pour l'éviter, le Premier ministre s'est engagé à une "revalorisation progressive" de leur traitement.

Avec AFP

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