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"Tosca" ouvre la saison de la Scala de Milan, dernière "Première" pour Pereira

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Milan (AFP)

"Tosca", le célèbre opéra de Puccini, ouvre samedi la nouvelle saison de la Scala de Milan, une dernière "Première" pour son directeur Alexander Pereira qui s'apprête à passer la main au Français Dominique Meyer.

"C'est un moment important, où va se fermer un chapitre et s'en ouvrir un autre. Mais la vie est faite ainsi", a confié, ému, M. Pereira, lors de la présentation de cette soirée inaugurale.

L'Autrichien de 72 ans aurait souhaité finir sa carrière à la Scala, où il officie depuis plus de cinq ans. Mais le conseil d'administration du théâtre milanais en a décidé autrement.

Son bilan? M. Pereira, qui dirigera à partir de mi-décembre l'Opéra de Florence, le voit positivement. "Nous avons porté les ventes annuelles de 28 à 35 millions d'euros" tandis que le nombre de mécènes a augmenté, détaille-t-il, en évoquant aussi l'absence de grève sous son mandat, signe de la bonne atmosphère y régnant.

"Nous avons emmené le théâtre à l'extérieur et amené à la Scala des dizaines de milliers d'enfants. C'est peut-être la chose la plus belle que j'ai faite", ajoute-t-il.

La fin de son mandat a néanmoins été ternie par son projet de faire financer la Scala également avec des fonds saoudiens. L'idée a finalement été abandonnée après un tollé suscité par la question des droits de l'Homme dans le royaume.

Son successeur, Dominique Meyer, actuel directeur de l'Opéra de Vienne, sera présent samedi à la "Prima" (la "Première"), l'un des moments clés de la vie culturelle italienne, qui se tient chaque année le 7 décembre, jour de la Saint-Ambroise, le patron de Milan.

Parmi les personnalités annoncées à cette soirée prestigieuse figurent le président italien Sergio Mattarella et plusieurs ministres.

La Scala a choisi "Tosca" pour débuter sa nouvelle saison 2019-2020 qui mettra de nouveau à l'honneur la tradition italienne avec neuf oeuvres sur les quinze opéras présentés.

- "Voyage extraordinaire" -

"Tosca" sera présentée dans sa version originale, celle créée à Rome en janvier 1900.

"Puccini se corrigeait de manière continue, en enlevant des éléments. L'opéra original contenait huit inserts musicaux supplémentaires, que Puccini avait retirés dès la deuxième représentation en février 1900 à Turin", explique Riccardo Chailly, le directeur musical de la Scala qui dirigera l'opéra.

"Ces éléments seront dévoilés pour la première fois au public", ce sont des inserts +courts+ mais qui donnent beaucoup de force, ou de +sens dramatique+", note-t-il.

Pour le chef d'orchestre italien, "Tosca" est un "chef-d'œuvre". "Ecouter cet opéra est un voyage extraordinaire, c'est un opéra qui secoue", car "Tosca est une femme extrêmement forte, capable de tuer par amour, avant que le désespoir de l'amour ne la porte à se suicider".

L'opéra sera présenté dans une mise en scène grandiose de l'Italien Davide Limermore, avec la célèbre diva russe Anna Netrebko, le ténor italien Francesco Meli et le baryton italien Luca Salsi dans les rôles titres.

La Scala est "le théâtre avec un T majuscule", comme en témoigne "l'intensité du travail que nous avons fait", souligne le baryton, en se disant "très heureux" de participer à cette "Première".

"Puccini était un génie. Il écrivait tout, comme le faisait Verdi. Il n'y a rien à inventer, juste à interpréter, se mettre au service de ce qu'il a écrit", ajoute-t-il.

La Première sera retransmise en direct par la Rai, la télévision publique italienne, et par diverses chaînes, radios et de nombreuses salles de cinéma en Europe.

Trente-huit lieux de Milan, théâtres, musées, espaces publics résonneront dans le même temps des airs de "Tosca", avec des projections sur grand écran.

Pour la suite de sa saison, la Scala présentera "Roméo et Juliette" de Gounod, trois oeuvres de Verdi, dont "La Traviata", ou encore "Le Voyage à Reims" de Rossini.

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