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Procédure de destitution de Donald Trump : les démocrates vantent leur "dossier en béton"

Jerrold Nadler, démocrate et président de la Chambre des représentants de la magistrature, prend la parole lors d'une audition de la commission judiciaire de la Chambre des représentants sur la destitution du président américain Donald Trump au Capitole à Washington, le 4 décembre 2019.
Jerrold Nadler, démocrate et président de la Chambre des représentants de la magistrature, prend la parole lors d'une audition de la commission judiciaire de la Chambre des représentants sur la destitution du président américain Donald Trump au Capitole à Washington, le 4 décembre 2019. Saul Loeb, REUTERS
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Des représentants politiques sont auditionnés lundi dans l'enquête en vue de la destitution du président américain Donald Trump, alors que démarre une semaine décisive au Congrès. Le président de la commission judiciaire a affirmé dimanche avoir "un dossier en béton" contre Donald Trump, qui a répliqué en dénonçant une audition "bidon". 

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Nouveau rebondissement dans l'enquête en destitution contre Donald Trump. Soupçonné d'abus de pouvoir, il serait déclaré coupable "en trois minutes chrono" par un jury s'il était devant un tribunal, a affirmé dimanche 8 décembre le démocrate menant les travaux vers la probable mise en accusation au Congrès du président américain.

"Nous avons un dossier en béton", a déclaré sur CNN Jerry Nadler, président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants. "Si ce dossier était présenté à un jury, un verdict de culpabilité serait rendu en trois minutes chrono". 

Selon lui, "l'accusation au coeur (du dossier) est que le président a placé ses intérêts au-dessus de ceux du pays à plusieurs reprises et qu'il a demandé l'ingérence d'une puissance étrangère dans nos élections à plusieurs reprises". Cela pose "un véritable danger pour le scrutin" présidentiel de novembre 2020, a-t-il mis en garde.

>> À lire : Procédure de destitution : ce que la carte complotiste peut rapporter à Donald Trump

Forts de leur majorité à la Chambre, les démocrates ont ouvert fin septembre une enquête en destitution contre Donald Trump après avoir appris qu'il avait demandé à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle.

Donald Trump proclame son innocence et dénonce une enquête anticonstitutionnelle, une "mascarade" montée à charge contre lui avec laquelle il refuse de coopérer.

Des chefs d'accusation bientôt à l'étude

Après deux mois d'enquête à la chambre basse, la commission judiciaire va commencer à rédiger cette semaine les chefs d'accusation visant le milliardaire. 

Elle commencera par entendre lundi 9 décembre des représentants des groupes républicain et démocrate, qui présenteront chacun leur version, aux antipodes, des conclusions à tirer de l'enquête. Cette audition sera "bidon", a tweeté Donald Trump, dimanche. 

Plusieurs chefs d'accusation pourraient être retenus : abus de pouvoir et corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice.

Cette nouvelle étape accélère la procédure vers le vote en séance plénière à la Chambre sur la mise en accusation ("impeachment" en anglais) du président, probablement avant Noël.

La mise en accusation est encore loin

Il faudra avant cela passer par un vote clé en commission judiciaire sur ces mêmes chefs d'accusation. M. Nadler n'a pas écarté dimanche qu'il puisse être organisé d'ici la fin de la semaine. 

Compte tenu de la majorité démocrate, Donald Trump deviendra certainement le troisième président de l'histoire, après Andrew Johnson et Bill Clinton, mis en accusation au Congrès américain.

Mais il devrait ensuite être acquitté lors du procès politique qui sera organisé au Sénat, où les républicains sont majoritaires et le soutiennent largement.

Les républicains accusent les démocrates d'aller trop vite, avec pour seul objectif de destituer Donald Trump car ils craignent de ne pas le battre lors de la présidentielle. Le président républicain, lui, jure de prendre sa revanche dans les urnes.

S'il est mis en accusation à la Chambre, le président pourra bénéficier d'une "procédure juste" au Sénat lors du procès, a affirmé sa porte-parole, martelant qu'il n'avait "rien fait de mal". 

Les républicains prendront alors les rênes de la procédure. Donald Trump veut qu'ils convoquent une batterie de démocrates, dont Joe Biden et son fils Hunter. 

Avec AFP

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