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La Corée du Nord réalise un "test très important" sur la base de lancement de Sohae

Le leader nord-coréen Kim Jong-un inspecte un sous-marin le 23 juillet 2019.
Le leader nord-coréen Kim Jong-un inspecte un sous-marin le 23 juillet 2019. KCNA via KNS, AFP
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Pyongyang a affirmé, dimanche, avoir mené un test "très significatif" depuis la base de lancement de satellites de Sohae, située sur la côte occidentale du pays. Cet essai intervient alors que les négociations sur le nucléaire entre la Corée du Nord et les États-Unis piétinent.

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La Corée du Nord a annoncé, dimanche 8 décembre, avoir mené un "test très important" depuis sa base de lancement de satellites de Sohae. Une annonce entourée de mystère mais significative de l'échec des négociations sur le nucléaire entre Pyongyang et Washington.

L'information a été rapportée par l'agence officielle KCNA, qui n'a donné aucune précision sur l'engin ou l'arme testée.

"Un test très important a eu lieu à la base de lancement de satellites de Sohae l'après-midi du 7 décembre", a déclaré un porte-parole de l'Académie nationale des sciences du Nord. Le résultat de ce test aura un "effet important" en changeant le "statut stratégique" de la Corée du Nord, a-t-il ajouté.

>> À lire aussi : Pour Pyongyang, les négociations avec Washington sur le nucléaire sont "écœurantes"

Le président américain Donald Trump a averti dimanche que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait "tout" à perdre à se montrer "hostile".

"Kim Jong-un est trop intelligent et a beaucoup trop à perdre, voire tout, à agir de façon hostile", a-t-il écrit sur Twitter. "Il n'a pas envie de gâcher sa relation privilégiée avec le président des États-Unis ou s'ingérer dans l'élection présidentielle américaine de novembre" 2020.

"La Corée du Nord, sous la direction de Kim Jong-un, a un très gros potentiel économique mais elle doit dénucléariser comme elle s'y est engagée", a-t-il ajouté. "L'Otan, la Chine, la Russie, le Japon et le monde entier sont d'accord sur ce point !".

Samedi, le président américain Donald Trump se félicitait pourtant devant la presse à Washington de sa "très bonne relation" avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. "Je pense qu'on veut tous les deux garder ça comme ça. Il sait que j'ai une élection qui arrive", avait-il dit, confiant qu'il serait "surpris si la Corée du Nord agissait de manière hostile".

Situé sur la côte nord-ouest de la Corée du Nord, le site de Sohae, également connu sous le nom de Tongchang-ri, a été au cœur de la diplomatie à trois entre Pyongyang, Séoul et Washington depuis plus d'un an. Le site donne toutes les apparences d'un centre spatial pour mettre des satellites sur orbite. Mais les Nord-Coréens l'ont utilisé pour plusieurs lancers de fusées, condamnés par la communauté internationale, laquelle dénonce des entraînements au tir de missiles à longue portée.

De plus en plus d'activités nucléaires

Lors d'un sommet à Séoul en septembre 2018, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s'était engagé à le fermer. Puis les progrès pour aller vers la "dénucléarisation" de la péninsule coréenne avaient fait long feu.

En mars avaient été repérés par satellite des travaux sur cette base en vue d'une "rapide reconstruction". D'autres images satellites prises jeudi montraient un grand conteneur qui semblait "un indicateur à peu près fiable des préparatifs d'un test d'engin", d'après Jeffrey Lewis, un spécialiste de l'armement nucléaire en Asie orientale au Middlebury Institute à Monterey en Californie.

S'exprimant avant l'annonce de la Corée du Nord dimanche, cet expert y voyait "un signe de plus que la Corée du Nord menait de plus en plus d'activités dans les missiles à mesure qu'approche la date butoir de Kim Jong-un pour un relâchement des sanctions".

Des tensions toujours très présentes

Pyongyang souhaite qu'avant le 31 décembre Washington formule une proposition de nature à relancer les pourparlers de paix. Mais, samedi, deux déclarations avaient confirmé que l'heure était aux tensions.

"La situation actuelle dans la péninsule coréenne est grave", avaient estimé les présidents américain et sud-coréen, Donald Trump et Moon Jae-in, lors d'une conversation téléphonique, selon la présidence sud-coréenne. Et l'ambassadeur nord-coréen aux Nations unies Kim Song a affirmé que "la question de la dénucléarisation n'[était] plus sur la table des négociations".

Avec AFP et Reuters

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