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Cyclisme: AG2R construit autour de Latour pour le Tour

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Paris (AFP)

Romain Bardet a choisi le Giro après son Tour 2019 frustrant; c'est Pierre Latour qui sera le leader de l'équipe AG2R-La Mondiale sur les routes de France en juillet: une étape de plus pour ce coureur de 26 ans dont l'insouciance désarmante a été mise à l'épreuve par une année pénible.

Une méchante chute en février, qui lui a valu des fractures multiples aux poignets et à un bras, a empêché Pierre Latour, professionnel depuis 2015, de confirmer les promesses entrevues en 2018. De retour en juin après quatre mois loin des pelotons, mais trop juste pour le Tour, l'Isérois a passé le reste de la saison à courir après sa forme.

"Sur la Vuelta c'était compliqué, j'ai été irrégulier. Avec les blessures, je manquais peut-être de foncier", analyse-t-il lors de la présentation de sa formation mardi quelques heures avant de s'envoler pour un stage de pré-saison en Espagne.

Latour n'a pu faire mieux qu'une 35e place au classement général de la Vuelta. Une performance loin de son Tour 2018 quand il s'était révélé au grand public en épaulant Bardet en montagne et glanant au passage le maillot blanc de meilleur jeune devant un certain Egan Bernal, avec une 13e place au général à la clef malgré son rôle d'équipier de luxe.

- Pas d'"objectif chiffré" -

"C'était des bons souvenirs", se remémore-t-il. "J'avais fait 13e, alors si je fais dans les 'dix' je serai déjà content. Sur trois semaines, il peut se passer tellement de choses que c'est compliqué de donner un objectif", explique-t-il, prudent, en assurant qu'on ne lui a pas donné d'"objectif chiffré".

"On verra le classement à Paris, il n'y a pas une pression débordante sur Pierrot", confirme son directeur sportif Julien Jurdie. "On pense qu'il a le physique pour faire des choses intéressantes, il faut qu'il travaille le mental."

Côté français, l'attente du public sera en plus focalisée sur Thibaut Pinot et Julian Alaphilippe après leur Tour 2019 marquant.

"Ca m'enlèvera peut-être un peu de pression médiatique", estime Latour. "Eux auront plus ça sur les épaules."

"Ce n'est pas comme avec Romain (Bardet)", appuie son coéquipier Oliver Naesen qui sera son garde du corps dans le peloton. "Avec Pierre, on ne peut pas arriver en disant que l'objectif est le podium. C'est le rêve, le podium. Mais s'il fait 6e ou 8e, c'est fantastique."

Pour ça, Latour doit soigner une certaine distraction sur le guidon.

- "Facilement distrait" -

"Je me suis cassé des trucs au moins une fois par an. Quelques fois ce n'est pas de ma faute mais d'autres fois, c'est dû à un manque d'attention", reconnaît-il.

"Si j'étais plus attentif… des fois je fais +oh un oiseau+. Je suis facilement distrait. Là ça m'a bien montré qu'il fallait être attentif."

Autre faiblesse à dépasser: une appréhension dans les descentes, née de sa chute. Une peur difficile à deviner chez ce garçon sur qui tout semble glisser.

"Il y a encore des moments où ça revient un petit peu. On y travaille, j'espère que ça va passer", se projette Latour.

"Quand tu es petit et que tu tombes dans les escaliers, tu fais gaffe. Puis au bout de dix jours, tu te remets à courir dans les escaliers", relativise-t-il.

"C'est un garçon qui déborde d'énergie", brosse le directeur général de l'équipe Vincent Lavenu.

"Avec des compétences autour de lui pour canaliser son énergie, Pierre peut être la très bonne surprise du Tour 2020", prédit-il.

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