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C1: Neymar avec le PSG, le réveil est acté

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Paris (AFP)

Neymar, impliqué sur quatre des cinq buts du Paris SG mercredi contre Galatasaray (5-0) en Ligue des champions, a parachevé son retour au premier plan d'un récital de générosité, après un début de saison haché par les envies de départ, puis les blessures.

La copie est plus que parfaite. Un but, deux passes décisives, un autre but créé, et surtout cette image aussi improbable qu'emplie d'émotion: celle d'un Neymar offrant le ballon du penalty de la fin de match à un Edinson Cavani en manque total de confiance, puis s'agrippant aux épaules de l'Uruguayen pour fêter ses retrouvailles avec le chemin du but.

Si doutes il y a eu depuis le retour du crack, absent durant un long mois jusqu'à début novembre pour un pépin aux ischios-jambiers, ils ont rapidement été effacés en cette soirée rêvée au Parc des Princes.

Car face au dense mais rouillé rideau défensif turc, c'est bien la superstar de la Seleçao qui a trouvé la faille. En ajustant d'abord une passe laser en profondeur en direction de Kylian Mbappé, passeur décisif pour Mauro Icardi (33e). Puis en délivrant deux superbes passes décisives, pour Pablo Sarabia (35e) et Mbappé (63e). En marquant, enfin, son propre but au retour des vestiaires (47e), magnifiquement servi par Mbappé.

Ce qui, selon le statisticien Opta, fait de lui le troisième joueur comptant le plus d'apparitions en C1 auréolées d'au moins un but et une passe décisive. Neymar en compte neuf, juste derrière... Lionel Messi (10) et Cristiano Ronaldo (11).

Le Brésilien semble en tout cas avoir dans sa poche les clés de beaucoup de cadenas en ce moment, car c'était déjà grâce à sa maestria que Paris s'en était sorti indemne samedi à Montpellier en championnat (3-1). Mené 1-0, le PSG avait sonné la révolte via un coup franc direct sublime du "Ney", passeur décisif ensuite vers Mbappé.

Mercredi soir, dans l'ambiance tendue du Parc des Princes et sous une pluie fine, il s'est sagement mué en équipier modèle, chercheur d'espaces et créateur généreux, dans une première période durant laquelle il est monté en puissance. Avant de reprendre ses habits de buteur, dès l'entame de la seconde.

- "Belle mentalité" -

Chose rare, les habituels sifflets d'une partie des supporters parisiens, qui n'ont toujours pas digéré ses velléités estivales de départ et continuent de le huer lorsqu'il marque, ont paru un peu moins bruyants cette fois-ci.

Les fans finiront peut-être par devoir avouer que l'homme aux 222 millions d'euros change beaucoup de choses quand il est sur la pelouse, lui qui avait déjà offert trois victoires 1-0 en début de saison en Ligue 1, pour son grand retour après plusieurs semaines passées hors du groupe, le temps que le dossier de son avenir soit tranché.

Certains avaient pu douter, en le voyant peu inspiré à Madrid contre le Real lors des 45 minutes qu'il a pu disputer (2-2), ou franchement maladroit contre Nantes huit jours plus tard (2-0).

"Il manque de rythme et d'automatismes", avait balayé son entraîneur Thomas Tuchel. A Montpellier, où le réveil était apparu, il avait alors salué "la belle mentalité" de son joueur.

Cantonné mercredi au flanc gauche du milieu de terrain, en raison du choix de Tuchel de jouer à quatre milieux et deux attaquants, Neymar a justement eu la bonne mentalité, tout en création. Offrir à Cavani, chouchou du public, le penalty tardif (84e), en est sans doute la preuve la plus flagrante.

Hasard du calendrier, le "Ney" retrouvait une place dans le onze de départ en Ligue des champions pour la première fois depuis un an jour pour jour, et la victoire sur le terrain de l'Etoile rouge de Belgrade (4-1).

Impatient et avide de résultats dans la compétition reine, le PSG n'aura pas envie d'attendre une année de plus pour voir sa star rééditer ce genre de récital.

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