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Les All Blacks choisissent la continuité avec Foster

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Wellington (AFP)

Pas de révolution en Nouvelle-Zélande. Malgré un Mondial en demi-teinte, la Fédération de rugby a opté pour la continuité en nommant sélectionneur des All Blacks Ian Foster, adjoint pendant huit ans de son prédécesseur Steve Hansen.

Foster, 54 ans, signe pour deux ans à la tête des All Blacks. Les autres membres de son équipe n'ont pas été dévoilés.

La fédération l'a préféré parmi les 26 candidats qu'elle avait sondés, dont Scott Robertson, l'autre grand prétendant au poste, auréolé de ses trois titres de rang en Super Rugby avec les Canterbury Crusaders.

"Je me sens vraiment privilégié et honoré de me voir offrir cette chance, et j'ai hâte de mener l'équipe vers le prochain chapitre de ce qui est déjà un remarquable héritage", a déclaré Ian Foster.

"Il apporte une expérience internationale de classe mondiale, une équipe d'entraîneurs incroyablement forte, et nous pensons qu'il fera un excellent travail", a loué dans un communiqué le président de la fédération Brent Impey.

Et en effet, l'homme connaît bien la maison. "Fozzie", d'abord co-entraîneur des Junior All Blacks, l'équipe réserve néo-zélandaise, a surtout été pendant huit ans l'adjoint, comme entraîneur des arrières, de Steve Hansen.

Le désormais ex-sélectionneur l'a adoubé avant de partir en le qualifiant d'"entraîneur extraordinaire".

Ensemble, ils ont connu une période parmi les plus fastes du rugby néo-zélandais, avec le triomphe sans appel à la Coupe du monde 2015 et six titres sur huit possibles en Rugby Championship contre les grandes nations de l'hémisphère Sud.

- Un demi-mandat -

Certes, cet âge d'or semble avoir pris fin avec l'élimination face à l'Angleterre en demi-finale au Japon (19-7), la seule défaite en Coupe du monde qu'ait jamais connu Foster dans le staff des All Blacks et la première des Kiwis depuis 2007 après une incroyable série de 18 succès consécutifs.

Mais le comité de sélection, qui comprend le sélectionneur champion du monde 2011 Graham Henry, n'a pas pour autant opté pour le chamboule-tout.

Assez logique dans une sélection peu adepte des revirements brusques, où l'équipe et le projet sportif se construisent sur le long terme.

Pourtant, Foster, dont les détracteurs soulignent le maigre palmarès à la tête des Waikato Chiefs -- une finale de Super 14 perdue en huit ans -- ne semble pas avoir convaincu à 100% les instances néo-zélandaises.

L'ancien troisième ligne n'avait pas été épargné par les critiques après l'élimination face aux Anglais.

Les choix à l'arrière, domaine de compétence de Foster, avaient été questionnés. En particulier ceux de joueurs peu expérimentés après de longues hésitations.

Surtout, son mandat ne court pas jusqu'à la prochaine Coupe du monde. Difficile d'y voir une confiance pleine et entière quand l'ogre néo-zélandais affiche comme objectif numéro un de reconquérir sa couronne mondiale en France en 2023.

Pour faire ses preuves en compétition officielle, il n'aura donc que deux éditions du Rugby Championship. Objectif: reprendre le titre à l'Afrique du Sud, avant d'envisager de faire de même avec le titre mondial.

Et son jeu sera d'autant plus scruté à la loupe lors des traditionnels test-matches contre les représentants du Nord.

Le premier rendez-vous devrait être en juillet, avec une double confrontation amicale à domicile contre le pays de Galles.

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