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Paris conditionne l'aide internationale au Liban à la mise en place d'un gouvernement réformateur

John Irish, Reuters
13 mn

Jean-Yves Le Drian a déclaré mercredi que l’aide internationale au Liban serait conditionnée à la mise en place d'un gouvernement réformateur. Le ministre français des Affaires étrangères s’exprimait à l’issue d’une réunion internationale qui s’est tenue à Paris.

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La communauté internationale conditionnera toute aide financière au Liban à la mise en place d'un gouvernement réformateur, a déclaré mercredi 11 décembre le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, à l'issue d'une réunion internationale à Paris pour aider ce pays à sortir de la crise politique.

"Le seul critère doit être celui de l'efficacité de ce gouvernement au service des réformes attendues par la population", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères en clôture de cette réunion.

"Seule cette voie permettra à l'ensemble des participants autour de cette table et au-delà de se mobiliser pour apporter au Liban tout le soutien dont il a besoin", a-t-il ajouté.

Cette réunion du Groupe international de soutien au Liban (GIS), coprésidée par la France – soutien traditionnel de Beyrouth – et les Nations unies, a été clôturée en fin d'après-midi par le ministre français.

Le Liban sommé de former un gouvernement
01:45

Contestation sans précédent

Depuis le 17 octobre, le Liban est en proie à une contestation sans précédent contre l'ensemble de la classe politique, jugée incompétente et corrompue.

Le mouvement, déclenché par l'annonce d'une nouvelle taxe, a entraîné la démission du Premier ministre Saad Hariri. Mais les tractations pour la formation d'un nouveau cabinet traînent, au grand dam des manifestants qui réclament une équipe de technocrates et de personnalités indépendantes.

La situation économique et financière du Liban, déjà très précaire avant le début de la contestation, s'est profondément dégradée depuis, avec des restrictions bancaires croissantes et une pénurie de liquidités.

Dos au mur, Saad Hariri, qui continue de gérer les affaires courantes, a demandé une aide financière d'urgence à plusieurs "pays frères et amis" (France, Arabie saoudite, États-Unis, Russie, Chine, Égypte et Turquie). Mais la communauté internationale subordonne l'octroi d'une aide financière à la concrétisation de plusieurs réformes, d'une plus grande transparence des transactions publiques à l'indépendance de la justice.

Avec AFP

 

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