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Présidentielle en Algérie : abstention record et manifestations de masse

Des milliers de manifestants ont défilé jeudi dans les rues d'Alger pour dénoncer l'élection présidentielle.
Des milliers de manifestants ont défilé jeudi dans les rues d'Alger pour dénoncer l'élection présidentielle. REUTERS - Ramzi Boudina

Après près de dix mois d'une contestation populaire massive et inédite ayant emporté le président Abdelaziz Bouteflika, les Algériens ne se sont pas déplacés en masse, jeudi, pour élire son successeur lors d'une présidentielle largement contestée par une partie de la population. Des heurts ont éclaté à Alger et en Kabylie. 

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 • C'est la première élection présidentielle de l'après Bouteflika. Après pratiquement dix mois d'une contestation populaire massive et inédite, les Algériens ont voté, jeudi 12 décembre, afin d'élire un successeur au président qui avait démissionné le 2 avril après 20 ans au pouvoir.

• Plus de 24 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes dans 61 000 bureaux de vote jusqu'à 19 heures. Ils devaient départager cinq candidats : Abdelmadjid Tebboune, Ali Benflis, Azzedine Mihoubi, Abdelaziz Belaïd et  Abdelkader Bengrina.

• La participation, enjeu majeur du scrutin, a atteint 39,93 %, soit le taux le plus faible des présidentielles pluralistes de l'histoire du pays, a annoncé l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie). Le taux de participation au niveau national s'établit à 41,41 % et celui des Algériens de l'étranger à 8,69 %.

• Les résultats de ce premier tour seront annoncés vendredi à 11 h. Le Conseil constitutionnel proclamera les résultats définitifs entre le 16 et le 25 décembre, avait indiqué plus tôt l’Anie, précisant qu'un éventuel second tour se déroulerait entre le 31 décembre 2019 et le 9 janvier 2020.

• Aucune projection de résultat n'a été publiée, mais le camp d'Abdelmadjid Tebboune, ancien bref Premier ministre d'Abdelaziz Bouteflika en 2017, a revendiqué dans la soirée la victoire au premier tour.

• Le mouvement "Hirak" reste très mobilisé et farouchement opposé au scrutin. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues d’Alger. La police a tenté de disperser les protestataires présents dans la capitale à coups de matraques, mais a dû renoncer devant le nombre. "Nous sommes libres !", criait un jeune homme d'environ 25 ans qu'un policier tentait d'interpeller.

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• Le vote a été très perturbé, voire à l'arrêt, dans plusieurs localités de la région frondeuse de Kabylie, où un centre de vote a notamment été saccagé à Bejaïa (80 km au sud-est d'Alger). Les forces de l'ordre ont dû repousser à coup de grenades lacrymogènes des manifestants tentant de pénétrer au siège de la wilaya (préfecture) de Tizi-Ouzou (90 km à l'est d'Alger).

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