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Kolisi "ressent le changement" depuis le sacre des Springboks mais reste "toujours Siya"

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Monaco (AFP)

"Je suis toujours Siya", dit à l'AFP Siya Kolisi, premier capitaine noir de l'Afrique du Sud, champion du monde de rugby, élu Champion de la Paix 2019 par l'organisation caritative Peace & Sports, jeudi à Monaco.

. "Prêt à repartir"

"Toujours sur mon nuage? Je suis toujours très heureux, oui, je profite de chaque moment, de toute cette expérience, mais je suis déjà prêt à repartir et à me remettre au travail. Je continue d'en profiter chaque jour, à chaque entraînement, mais je dois bien me préparer pour la prochaine saison."

. "Pas seulement des sportifs"

"Champion de la paix, c'est fantastique, c’est un grand honneur et un privilège pour moi. C’est bien de voir que des gens reconnaissent ceux qui se servent de leur voix, qui se servent de cette plateforme (Peace&Sports, ndlr) pour aider les autres, qui travaillent aussi en-dehors du terrain et qui inspirent les gens pour en faire plus encore. Parce que nous ne sommes pas seulement des sportifs, nous pouvons faire beaucoup aussi hors du terrain."

. "J'ai toujours aidé"

"J’ai toujours aidé les gens de ma communauté, mon club, avec des maillots, des moyens de transports, de l’argent pour acheter de la nourriture pour les tournois, j’ai donné aussi aux écoles des vêtements de sport, des tablettes numériques pour qu’ils étudient l’anglais et les mathématiques en différentes langues. Nous allons aussi bâtir des terrains de sport en Afrique du Sud, une centaine, j’espère, avec les entreprises engagées auprès de nous. J'ai toujours fait, j'espère faire plus encore grâce notamment aux personnes que j’ai rencontré ici à Monaco."

. "Touché une nation entière"

"Nous nous en sommes rendu compte sitôt posé le pied en Afrique du Sud, avec tous ces gens à l’aéroport, nous étions très fiers d’avoir touché une nation entière, à travers le sport. Cela nous a rappelé que nous pouvons réaliser beaucoup de choses avec le pouvoir du sport. Cela peut changer des vies. Espérons que cette victoire va inspirer les gens en Afrique du Sud pour faire du bien au pays, pas seulement au sport, et pour faire durer ce momentum"

. "Un sport d'équipe"

"Si j’ai remporté des victoires, je joue un sport d’équipe, des gens ont joué un rôle très important dans ma vie. Au Japon, il y avait tellement d’autres leaders je ne veux pas que tout le crédit me revienne, car il n’y a pas que moi, il y a les entraîneurs, mes coéquipiers, les préparateurs physiques, tout le monde y a sa part."

. "Un don ne vous appartient pas"

"Dieu m’a offert un don, alors je peux le rendre en aidant les autres à mon tour. Quand on vous offre un don, il ne vous appartient pas, il faut faire en sorte de toucher le plus de vies possibles."

. Je ne suis pas "un héros"

"Je ne sais pas vraiment ce que les gens pensent de moi, et je ne peux pas leur dire ce qu’ils doivent penser de moi. J'essaie juste de faire de mon mieux pour aider, concentré sur les valeurs qui me sont chères, je ne pense pas trop à tout ça, parce que si vous commencez à vous voir comme un héros, comme une personne fantastique, vous allez vous trébucher."

. "Si les gens me voient comme un modèle..."

"Je suis heureux si je peux inspirer des gens, et je ne le tiendrai jamais pour acquis, mais je suis toujours cette personne qui commet des erreurs. Je ne le prends pas comme une pression, si les gens me voient comme un modèle, simplement je suis reconnaissant. Je ressens ce changement autour de moi, mais moi je suis toujours Siya."

. "Un jour" en Top 14...

"Un jour, oui. J’ai encore deux ans de contrat, mais après on verra. Je laisse toutes les portes ouvertes."

Propos recueillis par Emmanuel BARRANGUET

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