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L'ex-président bolivien Evo Morales trouve refuge en Argentine

L'ancien président de la Bolivie, Evo Morales, lors d'une interview à Reuters, le 15 novembre 2019 à Mexico.
L'ancien président de la Bolivie, Evo Morales, lors d'une interview à Reuters, le 15 novembre 2019 à Mexico. Edgard Garrido, Reuters
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L'ancien président bolivien Evo Morales, qui a fui son pays après des élections entachées de fraude, est arrivé jeudi en Argentine, pays dans lequel il devrait s'installer, selon le nouveau chef de la diplomatie argentine.

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Evo Morales est désormais sur le sol argentin. L'ex-président bolivien, qui a fui son pays après des élections entachées de fraude, est arrivé à Buenos Aires, jeudi 12 décembre, et va s'installer dans le pays, a annoncé Felipe Sola, nouveau chef de la diplomatie argentine.

"Il vient pour rester en Argentine en qualité de demandeur d'asile et obtiendra ensuite le statut de réfugié", a-t-il déclaré à la chaîne d'information TN.

En novembre, le président élu d'Argentine, Alberto Fernandez, s'était prononcé en faveur de l'octroi de l'asile à Evo Morales, victime selon lui d'un "coup d'État". Il a depuis été investi chef de l'État, mardi.

"Plus à l'aise ici qu'au Mexique"

Lâché par la police et l'armée, Evo Morales a été contraint à la démission le 10 novembre, à l'issue de trois semaines de manifestations pour dénoncer des élections entachées de fraudes, selon l'opposition et l'Organisation des Etats américains (OEA). L'ex-président briguait alors un quatrième mandat consécutif, après près de 14 ans à la tête de la Bolivie.

Dénonçant un "coup d'État", celui-ci s'est réfugié au Mexique, dirigé par un président de gauche, Andrés Manuel Lopez Obrador. Après près d'un mois sur le territoire mexicain, Evo Morales s'est rendu à Cuba vendredi, d'où il est parti pour Buenos Aires. Le ministre argentin a alors assuré que l'ancien président bolivien "se sentait plus à l'aise ici qu'au Mexique".

Les deux enfants d'Evo Morales, Evaliz et Alvaro, eux, sont arrivés dans la capitale argentine en provenance de La Paz, fin novembre. Entre temps, le Parlement bolivien a voté une loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives, sans Evo Morales qui ne peut pas se présenter.

Avec AFP

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