Accéder au contenu principal
INTERVIEW

"Le Cameroun n'avait jamais atteint un tel niveau de violence politique" affirme l'opposant Maurice Kamto

Maurice Kamto, rival  malheureux de Paul Biya à la présidentielle camerounaise d'octobre 2018.
Maurice Kamto, rival malheureux de Paul Biya à la présidentielle camerounaise d'octobre 2018. Capture d'écran France 24
|
Vidéo par : Meriem AMELLAL
10 mn

Deux mois après sa libération, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun Maurice Kamto a accordé un entretien à France 24. Principal opposant et rival malheureux du président Paul Biya à la présidentielle de 2018, il évoque son avenir politique et explique pourquoi il appelle au boycott des élections municipales et législatives prévues en février.

Publicité

Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Maurice Kamto, principal opposant et rival malheureux du président Paul Biya à la présidentielle de 2018, explique sur l'antenne de France 24 les raisons qui l'ont poussé à appeler au boycott des élections municipales et législatives prévues le 9 février prochain.

Il a notamment indiqué que la situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays n'est pas propice à l'organisatoin d'un scrutin. Depuis deux ans, ces régions sont le théâtre d'un conflit meurtrier qui oppose des indépendantistes anglophones à l'armée, et qui a déjà fait plus de 3 000 morts, selon des ONG.

En outre, selon Maurice Kamto, l'absence d'une réforme du code électoral "exposerait le pays à de nouvelles tensions post-électorales, car les mêmes causes produiront les mêmes effets".

La réélection en octobre 2018 de Paul Biya, âgé de 86 ans dont 37 passés au pouvoir, avait déclenché une grave crise politique. Maurice Kamto – arrivé en deuxième position – avait contesté la victoire et le MRC avait lancé des marches pacifiques au lendemain des résultats pour dénoncer un "hold-up électoral".

C'est à l'issue d'une de ces manifestations que Maurice Kamto et des dizaines de ses partisans avaient été arrêtés en janvier. ll a été remis en liberté neuf mois plus tard, début octobre, notamment à la suite de pressions internationales, États-Unis et France en tête.

"Nous vivons un moment particulièrement dramatique s'agissant des libertés publiques et des droits de l'Homme au Cameroun, confie-t-il à France 24. Il n'y a plus de limite, nous n'avons jamais atteint un tel niveau de violence politique par le passé".

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.