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Accord à Bruxelles sur la neutralité carbone d'ici 2050, sans la Pologne

Le président du Conseil européen Charles Michel à Bruxelles le 12 décembre 2019.
Le président du Conseil européen Charles Michel à Bruxelles le 12 décembre 2019. Christian Hartmann, Reuters

Les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles, dans la nuit de jeudi à vendredi, sont tombés d'accord sur un objectif de neutralité carbone en 2050. La Pologne, toutefois, ne s'est pas engagée sur ce dossier. Le principe d'une taxe carbone sur les produits importés a par ailleurs obtenu un "soutien unanime".

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Le Conseil européen a adopté, dans la nuit de jeudi 12 à vendredi 13 décembre, un accord sur la neutralité carbone d'ici 2050. "Accord sur la neutralité climat d'ici 2050. Le Conseil européen obtient un accord sur cet objectif important", a annoncé le président du Conseil européen Charles Michel sur Twitter.

La Pologne, très dépendante du charbon, a toutefois refusé de s'engager dans l'immédiat, sans toutefois bloquer les conclusions, ont expliqué plusieurs sources européennes.

Charles Michel a salué un "signal très fort" lancé par l'Europe au lendemain de la présentation du Pacte vert européen. Cette feuille de route détaillée de la Commission von der Leyen vise à mettre l'Union européenne sur les rails de la neutralité climatique à l'horizon du milieu du siècle, et en pleine COP25. Cet accord est "crucial", "il est important pour l'Europe de montrer une ambition forte", a souligné Charles Michel.

Il faudra convaincre Varsovie en juin

Cet accord arraché à l'issue d'intenses discussions "prend en compte que pour un État membre, il est nécessaire de prendre plus de temps avant d'appliquer cet objectif", a précisé Charles Michel. Le cas de Varsovie sera étudié par les dirigeants européens en juin de l'année prochaine.

"Cet objectif engagera l'UE dans son ensemble. Toutefois, un seul État, la Pologne, n'a pas voulu s'engager à ce stade sur la mise en œuvre de cet objectif au niveau national", a expliqué une source à la présidence française. Aux autres pays de la convaincre de se rallier l'été prochain.

Selon plusieurs sources, Varsovie avait demandé de pouvoir s'engager pour une date postérieure à 2050-2070 a été évoqué, ce qui lui a été refusé.

"Nous comprenons que [la Pologne] ait besoin de plus de temps", a expliqué Charles Michel. Le pays, encore très dépendant du charbon, est l'un des principaux pollueurs en Europe, et craint une transition énergétique désastreuse sur le plan économique et social.

Le nucléaire au menu

À l'entame du sommet, Varsovie n'était pas le seul pays récalcitrant. La Hongrie et la République tchèque affichaient aussi leur scepticisme, exigeant des garanties financières, mais également sur les moyens d'atteindre cet objectif climatique, y compris grâce au nucléaire.

Inacceptable pour des pays comme l'Autriche ou le Luxembourg, cette référence à l'atome était défendue par les trois capitales de l'Est. Les autres dirigeants ont fini par céder et par en faire mention dans les conclusions. Une reconnaissance importante car elle ouvre la voie à des aides et subventions.

Taxe carbone

Les dirigeants des 27 ont par ailleurs apporté un "soutien unanime", jeudi soir, à "la mise en place d’une taxation des produits étrangers aux frontières de l’Europe s’ils ne respectaient pas les mêmes exigences climatiques que les entreprises européennes", a indiqué l'Élysée.

La Commission européenne devra élaborer dans les mois qui viennent un texte législatif pour mettre en place ce mécanisme fiscal, qui fait partie du programme du Pacte vert.

Avec AFP
 

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