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Castaner présente une cellule contre les intrusions dans les élevages

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Saint-Pabu (France) (AFP)

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a présenté vendredi la cellule Demeter de la gendarmerie nationale, chargée de lutter contre les intrusions dans les exploitations agricoles, lors d'une visite dans le Finistère.

"Cette cellule Demeter vise à mettre tous les moyens nécessaires pour faire en sorte qu'aucune de ces atteintes au monde agricole ne soit impunie", a déclaré le ministre à Saint-Pabu (Finistère), aux côtés des représentants des syndicats agricoles FNSEA et Jeunes Agriculteurs.

"Des enquêtes avaient lieu dans telle ou telle commune, mais sans être forcément coordonnées. J'ai demandé que l'anti-spécisme soit un des axes prioritaires du renseignement", a-t-il ajouté. "Et nous allons renforcer les moyens dans le monde judiciaire, en coordonnant au niveau national, afin de lier des faits qui peuvent apparaitre non liés, pour ensuite constituer des associations de malfaiteurs sur lesquelles nous devons enquêter."

Cette année, plus de 1.000 intrusions de militants anti-spécistes dans des élevages français ont été recensées, selon les gendarmes. "Il y a cette prétention à être des Robins des bois qui s'affranchit de la loi au nom du respect de sa propre volonté [...] Oui, on peut être végétarien, mais on n'a pas le droit d'imposer à quiconque son propre choix", a estimé le ministre.

L'association Eau et Rivières de Bretagne a souligné dans un communiqué que M. Castaner ne donnait "aucun chiffre" sur "les infractions constatées par les militants (anti-spécistes, ndlr) lors des intrusions dans les élevages", par exemple en termes de maltraitance animale. "Si la méthode est discutable, ces vidéos ne montrent-elles pas des infractions qui devraient être sanctionnées par la loi?", a interrogé l'association.

"L’agribashing masque les réels problèmes posés par le modèle agricole industriel", estime Eau et Rivières de Bretagne. "Contrairement à la stratégie mise en place par la FNSEA, l’avenir n'est pas au repli et à la fermeture mais au dialogue et à la transparence. C’est à cette seule condition que pourra se rétablir la nécessaire confiance entre les consommateurs et les éleveurs", ajoute l'association.

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