Accéder au contenu principal

Ligue 1: "Qu'est qu'on perd comme énergie...", déplore Garcia à Lyon

Publicité

Décines-Charpieu (France) (AFP)

"Qu'est qu'on perd comme énergie et comme temps" à gérer les incidents survenus entre les supporters de Lyon et leurs joueurs mardi contre Leipzig en Ligue des champions, a regretté vendredi l'entraîneur Rudi Garcia, appelant chacun à la "communion" dimanche contre Rennes en Ligue 1.

Q: Comment vont les têtes au sein de l'effectif lyonnais à la suite de l'après-match houleux de mardi, avec une bousculade entre joueurs et supporters ?

R: "Il faut qu'elles soient positives et fières de cette qualification qui nous envoie parmi les seize meilleures équipes en Europe, ce n'est pas rien. Ce n'est pas la première fois pour l'OL. Bien sûr, il y a ce qui s'est passé après le match qui a beaucoup fait parler. Ce sont les dirigeants (ndlr: Jean-Michel Aulas) qui se sont exprimés et c'est plus simple que cela soit eux. Car qu'est-ce qu'on perd comme énergie et comme temps à devoir parler de cela, à essayer de le gérer. J'ai surtout un match à gagner contre Rennes et je n'ai pas de temps et d'énergie à perdre avec ça."

Q: Avez-vous parlé avec Marcelo, qui est particulièrement pris en grippe par les supporters lyonnais ?

R: "Oui. Il souffre. Evidemment. Quand vous avez votre famille au stade et que vous êtes traité de cette manière, cela ne devrait pas exister. Reprenez les déclarations de Memphis, qui a été exceptionnel, pour dire combien il était fier de la qualification et combien il était triste que la fête ait été gâchée par les événements d'après-match. Si cela devient compliqué pour Marcelo ou d'autres d'entrer au Groupama stadium car ils ont peur de mal faire, comment obtenir des victoires futures ? (...). On ne peut pas se permettre de laisser quelqu'un sur le bord de la route car si je perds Joachim Andersen ou Jason Denayer, cela deviendra compliqué. On est obligé de se protéger et protéger tous les joueurs qui sont importants. Les victoires de demain se construisent si j'ai tout le groupe à disposition. J'ai déjà des problèmes de latéraux, ce n'est pas pour en inventer ailleurs. Il est inconcevable de mettre de côté Marcelo pour le match de dimanche."

Q: Regrettez-vous d'avoir incité les joueurs à saluer les kops ?

R: "C'était quelque chose de spontané. C'était le soir, avec une qualification où il faut faire un pas en avant et montrer qu'on est intelligent, qu'il faut fêter ensemble. Au moment où nous avons salué le Kop nord, on nous a tourné le dos. Les joueurs ont souffert de cela. Si quand on fait le premier pas, l'autre n'accepte pas, cela devient compliqué. C'est ainsi que j'ai vécu ce désaveu. Donc, j'ai un peu regretté quelque part d'avoir demandé aux joueurs d'aller saluer le public mais finalement c'est peut-être un mal pour un bien. Il faut crever cet abscès. Car on a besoin d'un stade plein qui fait communion pour gagner des choses cette année, sinon nous n'irons nulle part. Nous trouverons des solutions pour être tous ensemble sinon ce sera compliqué."

Propos recueillis en conférence de presse.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.