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Retraites: "Je n'ai absolument pas peur" de mener la réforme, martèle Philippe

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Laxou (France) (AFP)

Edouard Philippe a assuré vendredi soir qu'il n'avait "absolument pas peur" de mener la réforme des retraites, ni "des réactions", malgré les manifestations et les grèves, lors d'un débat avec des enseignants dans un lycée près de Nancy.

"Je n'ai absolument pas d'angoisse, je n'ai absolument pas peur de cette réforme et des réactions. Je le dis très tranquillement", a lancé le Premier ministre, répondant à une enseignante qui estimait que M. Philippe tenait cette réunion publique "car nous sommes dans la rue et vous avez peur".

"Je considère que c'est important de ne pas seulement voir les organisations syndicales mais aussi de multiplier les échanges directs", a poursuivi le chef du gouvernement, qui s'est prêté deux autres fois à l'exercice du débat, à Lons-le-Saunier et à Pau.

"Il y a une liberté de faire grève, il y a une liberté de manifester. Mais il y aussi une volonté de transformer un système actuel qui n'est ni juste, ni équilibré, ni même efficace à aborder les transformations" de la société, a-t-il encore insisté, soulignant qu'"avoir un discours de vérité disant +il va falloir travailler plus longtemps+, ce n'est pas exactement facile".

Devant une petite centaine d'enseignants rassemblés dans le gymnase d'un lycée à Laxou, dans l'agglomération nancéenne, et accompagné du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, M. Philippe a qualifié "d'opportunité pour les enseignants" les discussions en cours pour revaloriser leur rémunération.

Cette revalorisation est nécessaire pour garantir le niveau de pension des enseignants dans le futur système de retraites. Les négociations entre les organisations syndicales et M. Blanquer ont débuté vendredi matin et doivent aboutir à l'été prochain.

"Pour procéder de façon crédible, il faut une loi de programmation pluriannuelle qui fixe des marches progressives" dans cette revalorisation, a indiqué le Premier ministre, en confirmant un effort total d'"à peu près de l'ordre" de 10 milliards d'euros.

"On a une dizaine d'années pour revaloriser progressivement les rémunérations des enseignants", a-t-il estimé, en assurant qu'il était "évidemment infaisable" de le faire "en une fois, ni même en deux fois".

"S'il y a une phrase à souligner, c'est: +les pensions ne baisseront pas+", a pour sa part répété M. Blanquer, en confirmant que "les augmentations" pour l'heure envisagées concernent "surtout les primes" touchées par les enseignants plus que les salaires.

"La revalorisation, nous la ferons, et ce sera vérifiable dans six mois, après la négociation avec les syndicats. Et vous verrez les résultats dans un, deux, trois ans", a renchéri le ministre

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