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La France a extradé un ex-policier argentin accusé par Buenos Aires de crimes contre l'Humanité

Des manifestants demandent l'extradition de Mario Sandoval pour le meurtre présumé d'Hernan Abriata en Argentine.
Des manifestants demandent l'extradition de Mario Sandoval pour le meurtre présumé d'Hernan Abriata en Argentine. AFP (Archive)
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Le franco-argentin Mario Sandoval, ex-policier accusé par l'Argentine d'avoir participé à la torture durant la dictature militaire, a été extradé dimanche soir par Paris. 

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La France a extradé dans la soirée du dimanche 15 décembre l'ancien policier argentin Mario Sandoval accusé par l'Argentine de crimes contre l'Humanité durant la dictature de la junte militaire entre 1976 et 1983, a indiqué le ministère de la Justice.

Mario Sandoval, 66 ans, a été arrêté par la gendarmerie mercredi à son domicile de Nogent-sur-Marne, en banlieue parisienne, après le rejet par le Conseil d'État d'un recours contre son extradition.

Après la chute de la junte, l'ancien policier s'est exilé en France en 1985. Il a obtenu la nationalité française en 1997, ce qui n'empêche pas son extradition car il n'était pas français à l'époque des faits qui lui sont reprochés.

Implication présumée dans la disparition d'un étudiant en 1976

La justice argentine, qui réclame Mario Sandoval à la France depuis 2012, le soupçonne d'avoir participé à plus de 500 faits de meurtres, tortures et séquestrations pendant la dictature militaire qui a duré de 1976 à 1983.

Buenos Aires entend le juger pour son implication présumée dans la disparition sous la dictature en 1976 d'un étudiant, Hernan Abriata. Plusieurs témoignages lui ont attribué le surnom de "Churrasco" ("Steak", qui fait référence à la torture des victimes à l'électricité sur un sommier en métal).

Rejet de la Cour européenne des droits de l'Homme

Mario Sandoval, qui nie les faits et estime qu'ils sont prescrits, avait saisi le Conseil d'État pour empêcher l'exécution du décret gouvernemental.

Une extradition ne privera pas Mario Sandoval de ses droits à un procès équitable, au respect de la présomption d'innocence et à la sécurité juridique, a répondu le Conseil d'État, soulignant que l'ex-policier pourra "soumettre au juge pénal argentin les éléments qu'il estimera utiles" pour prouver son innocence.

Son ultime recours, cette fois devant la Cour européenne des droits de l'Homme(CEDH) a à son tour été rejeté vendredi.

"J'espère que la protection consulaire (...) veillera à ce que ses conditions de détention provisoire soient dignes et limitées dans le temps, y compris en considération de son état de santé, et que les poursuites effectives soient cantonnées au seul cas pour lequel [la justice française] a autorisé son extradition", a déclaré l'avocat de Mario Sandoval, Maître Jérôme Rousseau.

Avec AFP

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