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Les chefs d'État du G5 Sahel appellent au soutien international après le massacre d’Inates

Un soldat nigérien devant des véhicules de l'armée endommagés le 17 juin 2016, lors d'une attaque au camp militaire de Bosso.
Un soldat nigérien devant des véhicules de l'armée endommagés le 17 juin 2016, lors d'une attaque au camp militaire de Bosso. Issouf Sanogo, AFP
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Vidéo par : Cyril PAYEN
5 mn

Les chefs d'État des pays du G5 Sahel se sont retrouvés dimanche pour un sommet extraordinaire à Niamey, afin de se concerter après le massacre d'Inates. Le Niger est endeuillé par la mort de 71 soldats tués mardi dans l'attaque d'un camp militaire revendiquée par l’organisation État islamique.

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À l'issue du sommet extraordinaire qui s'est tenu à Niamey dimanche 15 décembre, les cinq États sahéliens du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad) ont décidé de renforcer leur coopération et ont appelé la communauté internationale à les soutenir pour endiguer le péril jihadiste qui frappe de plus en plus violemment leurs pays.

"Les chefs d'État réitèrent leur volonté de tout mettre en œuvre pour améliorer la coordination entre la force conjointe, les forces nationales et les forces internationales alliées", selon le communiqué final de cette réunion d'urgence.

Pour une coalition internationale contre les jihadistes

"Ce sommet a rappelé à leurs responsabilités les membres de la coalition internationale, notamment la Libye, jugée responsable de ce grand 'éclatement' et de ces dérives jihadistes à travers les frontières" a expliqué Cyril Payen, l'envoyé spécial de France 24 à Niamey. En conclusion, les chefs d'États sahéliens ont émis le souhait de voir intervenir une coalition internationale pour endiguer le problème jihadiste qu'ils ont estimé être un problème "global", ne se limitant pas au cinq pays du Sahel.

Initialement prévu à Ouagadougou, le sommet a été relocalisé à Niamey, en signe de solidarité après la sanglante attaque du camp militaire d'Inates mardi, dans l'ouest du Niger, près de la frontière malienne, dans laquelle 71 soldats nigériens ont été tués par des jihadistes.

Les chefs d'État du G5 ont également lancé un appel aux autres pays de la grande région pour "un renforcement de la coopération entre les services de sécurité et de renseignement dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière", selon le communiqué.

Assauts répétés dans tout le Sahel

De vendredi à dimanche, le Niger observe un deuil national de trois jours pour rendre hommage à ses soldats tués mardi dans l'attaque du camp militaire d'Inates, dans l'ouest du pays.

Cette attaque, la pire de l'histoire de ce pays sahélien pauvre, a été revendiquée par l’organisation État islamique.

Tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina Faso – est désormais visé par les assauts de plus en plus réguliers, ciblés et meurtriers de groupes islamistes, en dépit du renforcement des armées locales, de la constitution d'une force militaire internationale du G5 Sahel, et de la présence de 4 500 militaires français de la force antiterroriste Barkhane ainsi que de militaires américains.

Le président français Emmanuel Macron souhaite "reclarifier le cadre et les conditions politiques" de l'intervention militaire française dans la région. Il souhaite davantage de "clarté" de la part de ses homologues sahéliens au sujet de la présence française, qui suscite une contestation grandissante parmi les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Avec AFP

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