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Le président Erdogan reçoit à Istanbul le dirigeant libyen Fayez al-Sarraj

Le président turc Recep Tayyip Erdogan rencontre le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj, à Istanbul (Turquie), le 27 novembre 2019.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan rencontre le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj, à Istanbul (Turquie), le 27 novembre 2019. Presse présidentielle, Reuters

Quelques jours après avoir évoqué l'envoi de troupes en Libye, le président turc Recep Tayyip Erdogan a reçu, dimanche, le dirigeant du Gouvernement libyen d'union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj.

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Pour la deuxième fois en moins d'un mois, le président turc Recep Tayyip Erdogan a reçu, dimanche 16 décembre, le dirigeant du Gouvernement libyen d'union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj, quelques jours après avoir évoqué l'envoi de troupes en Libye pour le soutenir.

Cette rencontre à huis clos, qui ne figurait pas sur l'agenda public du chef de l'État turc, s'est déroulée au palais de Dolmabahçe, situé sur la rive européenne d'Istanbul, a annoncé la présidence turque, sans autre précision.

Lors d'une précédente rencontre, le 27 novembre à Istanbul, les deux hommes avaient signé un accord de délimitation maritime controversé et un accord de coopération sécuritaire autorisant l'envoi d'une éventuelle aide militaire turque.

>> À lire aussi : "Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement libyen, en tournée pour rallier les dirigeants européens"

"La Turquie décidera seule quelle initiative prendre"

Ce dernier texte a été introduit samedi soir au Parlement turc pour être débattu et ratifié. Sans attendre, Recep Tayyip Erdogan a déclaré mardi que la Turquie était prête à déployer des troupes en Libye pour soutenir le GNA si celui-ci, qui fait face à un assaut des forces rivales du maréchal Khalifa Haftar, en faisait la demande.

Interrogé à ce sujet dimanche lors d'un entretien à la chaîne de télévision A Haber, le président turc s'est contenté de dire que "la Turquie décidera seule quelle initiative prendre" en cas de demande par la Libye d'envoi de troupes. "J'ai déjà dit que nous étions prêts à apporter toute sorte d'aide à la Libye", a-t-il ajouté.

Signe de rapprochement entre les deux pays, Ankara a annoncé samedi que les Libyens âgés de moins de 16 ans ou de plus de 55 ans pourraient désormais se rendre en Turquie sans visa.

La Libye est en proie à un conflit entre le GNA, reconnu par les Nations unies et appuyé par la Turquie et le Qatar, et le maréchal Haftar, homme fort de l'Est libyen soutenu par l'Égypte et les Émirats arabes unis, deux rivaux régionaux d'Ankara.

Les forces du maréchal Haftar, qui mènent depuis avril une offensive contre Tripoli, ont annoncé jeudi une nouvelle "bataille décisive" pour s'emparer de la capitale.

Un accord maritime contesté

L'accord maritime conclu fin novembre entre la Turquie et la Libye a été vivement condamné par plusieurs pays, dont la Grèce et Chypre, car il permet à Ankara de revendiquer des droits sur de vastes zones en Méditerranée orientale riches en hydrocarbures.

Méditerranée orientale : gaz, le grand échiquier (reportage réalisé en 2017)

Après la signature de cet accord, le gouvernement turc a prévenu qu'il empêcherait toute exploration d'hydrocarbures sans son autorisation. Dans ce contexte tendu, la Turquie avait indiqué samedi qu'elle allait stationner des drones sur un aéroport situé dans la partie nord de Chypre, qu'Ankara occupe depuis son invasion en 1974.

Avec AFP

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