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Maroc : Essaouira célèbre la reconnaissance de la musique gnaoua par l'Unesco

Des dizaines d'artistes ont défilé, le 14 décembre, au rythme de leurs tambours et castagnettes d'acier dans les rues d'Essaouira, dans le sud du Maroc, pour célébrer l'inscription de leur musique gnaoua au patrimoine immatériel de l'Unesco.
Des dizaines d'artistes ont défilé, le 14 décembre, au rythme de leurs tambours et castagnettes d'acier dans les rues d'Essaouira, dans le sud du Maroc, pour célébrer l'inscription de leur musique gnaoua au patrimoine immatériel de l'Unesco. AFP

Des dizaines d'artistes ont défilé, ce week-end, au rythme des tambours et castagnettes de fer, dans les rues d'Essaouira, dans le sud du Maroc, pour célébrer l'inscription de leur musique gnaoua au patrimoine immatériel de l'Unesco.

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Figures acrobatiques, musique lancinante et costumes multicolores : des dizaines d'artistes ont défilé, le 14 décembre, au rythme de leurs tambours et castagnettes d'acier dans les rues d'Essaouira, dans le sud du Maroc, pour célébrer l'inscription de leur musique gnaoua au patrimoine immatériel de l'Unesco.

La reconnaissance officielle de l'Unesco, annoncée le 12 décembre, est "une consécration de l'engagement pionnier d'Essaouira" pour la sauvegarde de cet art, se félicite André Azoulay, conseiller du roi Mohammed VI et président d'une association très active ayant fait de la culture un vecteur de développement de la ville.

Carrefour de plusieurs civilisations, l'ancienne Mogador est le berceau de la culture traditionnelle gnaoua. C'est dans cette citadelle bleue et blanche, accrochée à une presqu'île rocheuse au bord de l'Atlantique, qu'est organisé depuis 1997 un festival de musique gnaoua qui attire des flots de fans du monde entier chaque début d'été. Pour les organisateurs du festival, l'inscription de l'art gnaoua au patrimoine immatériel de l'Unesco est "une formidable reconnaissance".

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Un écho dans le monde entier

La musique gnaoua, qui associe rituels africains et culte des saints de l'islam, a été perpétuée au Maroc par les descendants d'anciens esclaves venus d'Afrique subsaharienne. Mais avant le festival d'Essaouira, "cette culture reconnue par des grands noms de la scène musicale mondiale n'avait pas la place qu'elle méritait dans l'imaginaire populaire marocain", souligne Neila Tazi, productrice de l'événement.

Autrefois cantonnée aux "lilas", nom donné à des veillées de transe aux rituels ésotériques réservés aux initiés, la culture gnaoua trouve désormais un écho dans le monde entier. Le rendez-vous musical d'Essaouira, qui propose d'étonnants métissages musicaux avec les musiques latines et africaines, a vu défiler des têtes d'affiche, comme les jazzmen Pat Metheny, Didier Lockwood ou Marcus Miller, venus se produire avec les plus célèbres maîtres de la musique gnaoua.

Aujourd'hui, à Essaouira, la nouvelle génération est prête à prendre la relève. Le groupe "Oussoul gnaoua" ("Les origines du gnaoua") a lancé il y a trois ans le festival "Génération gnaoua" qui réunit des groupes locaux. Lors de ce rendez-vous, des groupes de jeunes viennent jouer des standards de la musique gnaoua "dans le respect de la tradition" devant un jury de vieux maâlems ("maîtres gnaoua").  Pour tous, "c'est important de préserver cette culture et la transmettre aux générations montantes", dit le jeune musicien.


 

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