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Affaire Benalla: Vincent Crase en garde à vue dans l'enquête sur le contrat russe

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Paris (AFP)

Vincent Crase, ex-employé de LREM et proche d'Alexandre Benalla, a été placé en garde à vue mardi dans l'enquête pour "corruption" ouverte pour un contrat de sécurité signé entre sa société et un oligarque russe, a-t-on appris de sources concordantes.

L'ancien membre de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron est interrogé à Rouen par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) dans le cadre d'une enquête du Parquet national financier (PNF) sur les activités d'Iskander Makhmoudov, a précisé l'une de ces sources, confirmant une information de Paris Normandie.

Selon Mediapart, ce contrat aurait été "négocié" par l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla, "du temps où il était à l'Elysée".

Iskander Makhmoudov, milliardaire à la tête d'un empire industriel en Russie, est présenté par la justice espagnole comme faisant partie d'une puissante organisation criminelle.

Lors d'une interview accordée à Paris Normandie en avril 2019, Vincent Crase, ancien officier réserviste de la gendarmerie dans l'Eure, avait écarté toute irrégularité dans le contrat passé entre son ex-société de sécurité, baptisée Mars, et M. Makhmoudov.

C'était "un contrat tout à fait clair, signé par avocats, et non un faux contrat comme j'ai pu le lire parfois", avait-il raconté.

"Il prévoyait d'assurer la sécurité et l'accompagnement des enfants de ce monsieur, scolarisés à Monaco, ainsi que la sécurité et l'accompagnement de M. Makhmoudov (...) lorsqu'il viendrait en France. Chose qu'il n'a jamais faite durant les trois mois de ce contrat", avait-il ajouté.

L'ex-employé de LREM avait par ailleurs assuré n'avoir "jamais rencontré" l'oligarque russe, précisant qu'Alexandre Benalla ne l'avait pas vu non plus."

Joint mardi par l'AFP, l'avocat de Vincent Crase, Me Christian Saint-Palais, n'a pas souhaité s'exprimer.

Mediapart avait révélé l'existence de ce contrat voilà un an, en affirmant que M. Makhmoudov avait rémunéré Vincent Crase 294.000 euros en juin 2018. Le contrat, qui "prévoyait la protection des biens immobiliers en France de l'homme d'affaires, et de sa famille à Monaco" selon Mediapart, avait été sous-traité à la société Velours, ancien employeur de M. Benalla.

Lors d'une audition devant la commission d'enquête sénatoriale décidée après les révélations du Monde sur les violences commises le 1er-Mai, MM. Benalla et Crase ont assuré en janvier que le premier n'avaient pas pris part à la négociation de ce contrat, conclu alors qu'il travaillait encore à l'Elysée.

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