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La Bourse de Paris préoccupée par le Brexit (-0,27%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris marquait une pause mardi à mi-séance (-0,27%), les milieux d'affaires s'inquiétant de la pression exercée par Boris Johnson pour mettre en place dans un délai jugé très court les nouveaux rapports du Royaume-Uni avec l'Union Européenne.

A 13H38 (12H38 GMT), l'indice CAC 40 perdait 16,2 points à 5.975,40 points dans un volume d'échanges de 1,68 milliard d'euros. Lundi, il avait terminé à un niveau inédit depuis le 23 juillet 2007 à 5.991,66 points (+1,23%).

La cote parisienne a ouvert à l'équilibre avant de se contracter.

De son côté, Wall Street s'apprêtait à ouvrir sans tendance nette. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 0,12%, celui sur l'indice élargi S&P 500 0,04% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique était parfaitement stable.

"Une partie de l'optimisme lié à l'accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis a commencé à s'évaporer et la possibilité que le Royaume-Uni puisse sortir de l'Union Européenne sans accord l'an prochain refait fâcheusement surface", explique Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group.

"Boris Johnson a ravivé les craintes d'un +hard Brexit+ en voulant empêcher toute extension de la période de transition du Brexit au-delà de l'année 2020", détaille Franklin Pichard, directeur général chez Kiplink Finance.

Le Premier ministre britannique souhaite qu'à la fin 2020, c'est-à-dire au terme de la période de transition telle qu'elle a été fixée dans l'accord de sortie britannique de l'UE, les modalités des nouvelles relations entre Londres et le Continent soient en place.

"Une telle résolution paraît impossible dans la mesure où la plupart des observateurs reconnaissent qu'un accord de libre-échange nécessitera plusieurs années. Il compte donc exercer une pression forte sur les dirigeants européens afin de conclure les négociations le plus rapidement possible", poursuit M. Pichard.

Au chapitre économique, la production industrielle américaine du mois de novembre et des statistiques sur l'immobilier outre-Atlantique sont attendues.

- Safran pénalisé par Boeing -

Airbus avançait de 0,62% à 130,02 euros après l'annonce du constructeur américain Boeing de suspendre, à partir de janvier, la production de son avion vedette, le 737 MAX, faute d'avoir obtenu l'aval des autorités aériennes pour le faire voler à nouveau. En revanche, Safran, co-fabricant du moteur de l'appareil, chutait de 2,37% à euros, tout en bas de l'indice SBF 120.

Après la publication de statistiques des constructeurs automobiles européens, Peugeot s'effritait de 0,09% à 21,90 euros tandis que Renault prenait 0,35% à euros. En novembre, Renault a vu ses immatriculations de voitures particulières neuves progresser de 4,3% dans l'Union européenne, mais celles de PSA se sont contractées de 7,2%.

Les équipementiers Faurecia et Valeo reculaient respectivement de 0,79% à 50,22 euros et de 1,47% à 32,91 euros.

Accor gagnait 0,67% à 41,91 euros après avoir bouclé pour 1,06 milliard d'euros la cession des actifs immobiliers du groupe polonais Orbis, dont il ne conserve que l'activité de services hôteliers, à la société AccorInvest qui détient désormais les murs de 20% de ses hôtels.

GTT se repliait de 0,80% à 86,45 euros en dépit d'une commande du chantier naval chinois Hudong-Zhonghua pour la conception des cuves de deux nouveaux méthaniers.

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