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Trump réforme le système de greffes d'organes pour diminuer les refus

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Washington (AFP)

L'administration du président américain Donald Trump a présenté mardi une réforme pour inciter les hôpitaux à greffer des organes de donneurs plus âgés et plus risqués qu'aujourd'hui, le taux de refus aux Etats-Unis étant très élevé par rapport à d'autres pays comme la France.

Une autre règle proposée mardi vise séparément à inciter plus de donneurs vivants à donner un rein, en permettant la prise en charge de leurs salaires perdus et des frais de garde d'enfants pendant qu'ils subissent les procédures, ce qui constituait jusqu'à présent un frein important, argue le gouvernement Trump.

"Un organe imparfait vaut mieux que pas d'organe du tout", a déclaré Seema Verma, administratrice des Centers for Medicare and Medicaid Services, agence fédérale qui supervise tout un pan du secteur de la santé aux Etats-Unis. "Pour une personne sur liste d'attente, cela fait la différence entre la vie ou la mort".

Elle a souligné que 20 personnes mouraient chaque jour aux Etats-Unis en attente d'un organe.

La réforme concerne en priorité les reins, qui représentent le plus grand nombre de transplantations, loin devant le foie, le coeur puis les poumons. Une étude parue en août a révélé que 84% des reins disponibles étaient refusés au moins une fois. Les médecins américains refusent deux fois plus souvent un rein que les médecins français, selon une autre analyse.

Concrètement, quand une personne meurt aux Etats-Unis, ses organes peuvent être prélevés et proposés pour des greffes dans la région de compétence. Le médecin du premier patient sur la liste d'attente de cette région doit accepter ou refuser l'organe. Très souvent, il refuse dans l'espoir d'obtenir un organe de meilleure qualité plus tard.

Les critères d'évaluation des organisations de coordination des greffes sont aussi en cause, estiment les experts et le gouvernement. Les organisations peuvent perdre leur accréditation si la qualité baisse.

La réforme remplacera les critères existants par deux nouveaux critères, qui inciteront à greffer plus d'organes de personnes décédées avant 75 ans sans maladie les empêchant de donner (cancer, maladie infectieuse...).

Les coeurs de personnes ayant souffert d'hypertension artérielle ne seront plus systématiquement exclus, par exemple. "Ce coeur n'est peut-être pas parfait, mais il peut sauver une vie", dit Mme Verma.

Le gouvernement estime que la réforme, qui s'appliquera au plus tard en 2022, permettra d'augmenter de 32.000 à 37.000 le nombre de greffes annuelles d'ici 2026.

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