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Un journaliste libyen détenu depuis plusieurs jours pour un motif inconnu

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Tripoli (AFP)

Un journaliste libyen, Rida Fhel el-Boum, a été arrêté samedi dernier à l'aéroport de Tripoli par les services de renseignements qui le détiennent depuis pour des raisons inconnues, a-t-on appris mardi des sources concordantes.

Mohamad al-Najem, directeur du Centre libyen de la liberté de la presse, a qualifié mardi la détention de M. el-Boum de "disparition forcée".

"Nous ignorons jusqu'à présent ce qu'on lui reproche", et "nous poursuivons les contacts pour avoir des informations sur sa détention illégale", a indiqué à l'AFP M. al-Najem.

Pour sa part, le ministère de l'Intérieur du gouvernement d'union nationale (GNA), exécutif basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, a nié toute implication dans l'arrestation du journaliste.

D'après un communiqué du ministère, le journaliste a été arrêté par les services des renseignements, organe indépendant, à son arrivée samedi à l’aéroport de Mitiga à Tripoli en provenance de Tunis.

Le ministère a demandé des "explications" aux services de renseignements sur "les raisons" motivant l'arrestation de M. el-Boum, qualifiant cette mesure d'"inacceptable".

Dans un communiqué, la mission de soutien de l'ONU en Libye (Manul) a appelé de son côté à la libération "sans délai" du journaliste ou à "sa comparution devant une autorité judiciaire".

Défenseur des droits humains et journaliste, Rida Fhel al-Boum a été "arrêté et détenu à l'aéroport de Mitiga par un groupe armé basé à Tripoli samedi soir, à son arrivée de Tunis", a affirmé la Manul.

La mission onusienne a appelé à la protection des journalistes et des défenseurs des droits humains en Libye, "afin qu'ils puissent exercer librement leur travail".

M. el-Boum a collaboré avec de nombreux médias libyens et étrangers et dirige l'organisation "Libyan Independent Media", qu'il a fondée en 2018.

Le conflit qui a éclaté début avril au sud de la capitale Tripoli, à la suite d'une offensive lancée par les troupes du maréchal Khalifa Haftar, a exacerbé les clivages politiques et médiatiques.

Le conflit a aggravé la vulnérabilité des journalistes, dont la plupart ont quitté le pays.

Selon le classement 2019 sur la liberté de la presse établi par RSF, la Libye est classée en 162e position sur 180 pays.

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