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Coupures d'électricité: Borne condamne "très fermement" des actes "graves"

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Paris (AFP)

La ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a condamné "très fermement" mercredi les coupures d'électricité et les blocages routiers dans plusieurs régions à l'initiative de grévistes de la CGT, estimant qu'"il n'y a pas de droit aux blocages, aux menaces, aux coupures sauvages".

"Ce qui s'est passé est grave, quand on a des dizaines de milliers de foyers qui ont été privés d'électricité, et puis, à Lyon, cinq cliniques, une station de métro, une caserne de pompiers", a observé la ministre interrogée sur France Inter.

"Je condamne très fermement et j'ai demandé aux dirigeants de RTE et d'Enedis de déposer plainte systématiquement", a-t-elle précisé. "Ca s'appelle un acte illégal", a renchéri sur CNews le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

"Comme tout acte illégal, (…) c'est pénalement répréhensible. Ceux qui aujourd'hui jouent avec le droit, ceux qui sont identifiés, seront évidemment poursuivis", a-t-il ajouté.

Elisabeth Borne a demandé des comptes au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. "Je demande à Philippe Martinez de clarifier sa position sur ce sujet", car "on est très loin des modes d'action normaux, de ce qu'on peut attendre d'un grand syndicat", a poursuivi la ministre. "C'est une toute petite minorité, a-t-elle tenu à préciser, je ne confonds pas avec tous les agents qui sont au service du public".

Interrogé sur le sujet, M. Martinez a répété sur BFMTV que "ces coupures sont ciblées" et qu'il "comprenait la colère des agents". "Quand on coupe la préfecture, je ne sais pas si le bâtiment d'à côté n'est pas coupé, donc voilà", a-t-il dit.

"J'ai entendu Elisabeth Borne tout à l'heure, elle est plus prompte à dire +attention les coupures+ qu'à répondre aux revendications des salariés", a-t-il ajouté. "Cracher sur le service public de l'énergie vous comprenez que ça énerve un petit peu", a-t-il dit.

"Il faut arrêter de se moquer d'eux et de les prendre pour des imbéciles", a-t-il encore ajouté.

Interrogée aussi sur plusieurs barrages routiers installés mercredi matin dans la région de Nice, Elisabeth Borne s'est montrée critique sur l'ensemble de ces blocages: "on a dans notre pays un droit de grève, un droit de manifester, mais il n'y a pas de droit aux blocages, aux menaces aux coupures sauvages".

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