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Le nouveau président algérien Abdelmadjid Tebboune a prêté serment

Le nouveau président algérien Abdelmadjid Tebboune a prêté serment lors d'une cérémonie à Alger, le 19 décembre 2019.
Le nouveau président algérien Abdelmadjid Tebboune a prêté serment lors d'une cérémonie à Alger, le 19 décembre 2019. Ramzi Boudina, Reuters

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, élu à 58,13 % des voix au 1er tour de la présidentielle le 12 décembre, a pris ses fonctions jeudi pour un mandat de cinq ans. Il a prêté serment lors d'une cérémonie publique à Alger.

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Abdelmadjid Tebboune est entré en fonction, jeudi 19 décembre. Elu à 58,13 % des voix au premier tour du scrutin, le 12 décembre, lors d'une élection présidentielle fortement contestée, il a prêté serment à Alger. Main droite sur le Coran, le nouveau président a prononcé la formule prévue par la Constitution, jurant notamment de "respecter et de glorifier la religion islamique, de défendre la Constitution, de veiller à la continuité de l'Etat", mais aussi "d'agir en vue de la consolidation du processus démocratique, de respecter le libre choix du Peuple".

Il a également chargé le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, d'assurer l'intérim, signe qu'il n'a pas encore choisi son futur Premier ministre, dont le passé et la personnalité seront scrutés par le "Hirak".

Face à lui, un parterre de dignitaires et de haut gradés, dont le général Ahmed Gaïd Salah. Le chef d'état-major de l'armée est depuis avril le visage du haut commandement militaire qui a assumé ouvertement la réalité du pouvoir depuis la démission d’Abdelaziz Bouteflika. Les quatre candidats malheureux à la présidentielle - Abdelkader Bengrina, Ali Benflis, Azzedine Mihoubi, Abdelaziz Belaïd - étaient également présents.

Haut fonctionnaire de carrière âgé de 74 ans, Abdelmadjid Tebboune succéde à Abdelaziz Bouteflika. Celui qu’on pensait indéboulonnable a été contraint à la démission en avril, après 20 ans à la tête de l'État, par le "Hirak", mouvement de contestation populaire massif du régime. Ce "Hirak", qui agite l'Algérie depuis le 22 février, rejetait l'organisation du scrutin par le "système" au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1962.

Au lendemain de son élection, Abdelmadjid Tebboune a "tendu la main au Hirak" et lui a proposé un "dialogue afin de bâtir une Algérie nouvelle", pour mettre fin à la crise politique en Algérie. Mais dès le lendemain de l'élection, une foule nombreuse a conspué le chef de l'Etat fraîchement élu, réaffirmant que le "Hirak" se poursuivrait. Un nouvel appel à manifester vendredi 20 décembre a été lancé. 

Avec AFP

  

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